Le diable vous propose un souhait, qui peut changer votre vie, est-ce que vous oserez accepter son...offre ?
 
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 À l'abordage ! [en pause]

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Onyx Kalantar
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MessageSujet: À l'abordage ! [en pause]   Mer 17 Déc - 3:09

- Arghh !

Ce son résonna sur le pont d’un piètre vieux bateau, qui contenait tout de même plusieurs personnes, malgré l’heure tardive. La nuit était sombre, les nuages semblaient chargés. Le navire venait de quitter les environs d’Eurasia, en direction du continent se situant le plus au Sud, Westeria. Ce dernier était contrôlé par une bande inconnue, qui essayait de prendre le contrôle de la terre et de la mer. Jusqu’ici, ils avaient réussi à prendre le contrôle des mers entre les continents, et pour mieux embourber les Eurasiens, ils utilisaient un bateau, sans aucune forme de technologie.

Le capitaine était sur le qui-vive dès le moment où il entendu cette drôle plainte sur son navire. Il avait un pressentiment que quelque chose se tramait sur celui-ci. Il envoya donc son bras droit inspecter ce qui se passait sur le pont, pour valider que tout se déroulât à la normale. Si jamais quelqu’un chose n’était pas sous contrôle, le capitaine n’hésiterait pas à faire un petit détour avant son arrivé à la capitale technologique.

Les pas de son bras droit retentirent jusqu’aux oreilles du capitaine. Il entra dans la cabine et prévient, d’une voix alarmée, le capitaine.


- Chef, une situation anormale est en train de se produire sur le pont. Un homme, ou du moins, un être cause des problèmes parmi les passagers. Il n’est pas normal.
- Pas de panique. Un petit détour ne prendra pas trop de temps vers la cité oubliée. Notre brigade s’occupant des cas anormaux va s’occuper de son cas. Surveillez-le, et jetez-le à l’eau lors de mon signal. S’il devient trop dangereux, tirez-le à bâbord sans hésitation.  

Le capitaine sortit un téléphone mobile et contacta directement son supérieur.
***

Onyx n’en pouvait plus. Il souffrait comme jamais. Le poing fermé, il s’était réfugié, accroupi, derrière une immense caisse de bois. Il avait rapidement réalisé que la panique s’instaurait sur le pont. Le contrat qu’il avait passé avec le diable se réalisait à pleine efficience. Déjà, des ailes sortaient de son dos, elle devait déjà atteindre un demi-mètre.

Des personnes chuchotaient, pas très loin de lui. Tous se méfiaient. La plupart des passagers étaient des nomades, sans aucune particularité. Faire face à une créature étrange pour ceux-ci n’était pas coutume. Un humain dont des plumes lui apparaissaient dans le dos, en plein milieu de la nuit et qui criait de douleur, n’était pas rassurant.

Le jeune homme de 24 ans n’en revenait pas tout fait. Il venait à peine de partir, alors que le soleil était sur le point de se coucher. Il venait de quitter son grand-père et sa grand-mère, les seules deux personnes au courant de son aventure. Il s’était juré de les revoir le plus rapidement possible, de prendre le contrôle d’Eurasia pour eux, mais avant, il avait une quête à accomplir, celle de connaitre le monde dans lequel il vivait. Ce n’est que par la suite que son plan de pouvoir aurait entamé, pour rendre les Eurasiens les plus forts possible. Si seulement les choses avaient pu se passer comme prévu. La rencontre avec ce diable chamboulait déjà ses plans, alors qu’il venait à peine de partir. L’inconnu et l’excitation du nouveau l’avaient déstabilisé. Jamais il n’aurait dû accepter un tel contrat. Ses jours humains étaient désormais comptés.


* Adieu … Grand-père. *

La douleur s’intensifiait toujours et les ailes de l’Eurasien avaient déjà atteint les deux mètres. Onyx avait froid, il souffrait et n’en pouvait plus. La trahison qu’il avait connue, en plus de décevoir la seule personne importante à ses yeux par ce contrat le démoralisait. Il ne savait plus quoi faire. Il était complètement déboussolé, sur le bord de la dépression. De plus, les passagers qui l’évitaient comme la peste, ce n’était rien pour aider le moral de cet être si distant à la normale.

* Le diable n’existe pas … C’est probablement un mauvais rêve. *
***

- Il semble endormi capitaine. Nous l’avons déplacé à l’avant du bateau, prêt à le jeter par-dessus bord. La situation semble être redevenu à la normale, malgré la méfiance qui règne dans le visage des passagers.
- Excellent. Nous arrivons dans 5 petites minutes sur le bord du port d’Habil. L’escouade surnaturelle s’occupera de son cas. Les ailes poussent toujours ?
- Oui chef. Elles ont atteint une longueur de deux mètres et demi environ.
- Attachez les ensembles, et jetez-le à l’eau. Aller vous préparer.
***

Onyx se réveilla en sursaut, avala une gorgée d’eau, alors qu’il ne voyait strictement rien autour de lui. Il sentit rapidement le froid l’envahir, l’eau glaciale qui venait s’installer de manière soudaine autour de sa peau. L’adrénaline monta en lui, et il se débattit du mieux qu’il put pour remontrer à la surface. Cependant, son cerveau prit conscience de ses ailes, qui l’entouraient complètement. Les matelots du navire l’avaient enroulé dans ses plumes flambant neuves. Dans cette situation, la seule chose positive était que la douleur dans son dos était disparue. Cependant, il coulait comme une roche.

* Disparaitre, oui, faire disparaitre ! C’est un souhait ça aussi ! *

C’est alors que ses ailes se volatilisèrent, permettant au jeune Kalantar de retrouver son corps d’antan. Il se mit donc à nager vers la surface. Il réussit à atteindre celle-ci, s’étouffa alors que l’air vint rejoindre l’eau dans ses poumons. La nuit étant sombre, il n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Il ne put reprendre ses esprits que déjà un filet de pêche vint l’entourer. Il entendit des voix d’homme, mais il ne sut pas ce qui était dit. Il n’essayait même plus de se débattre à ce point. Respirer et survivre était son seul objectif.

Puis, il fut sorti de l’eau. Probablement était-il tombé sur un bon samaritain. Cependant, il fut enfermé dans un coffre de voiture, objet qu’il ne connaissait même pas de son vivant. La voiture démarra et roula à peine deux minutes. Un son méconnu et mécanique parvient à Onyx, qui grelotait, détrempés jusqu’aux os. La voiture rentra donc dans un vieil entrepôt abandonné, que l’escouade avait rapidement pris en contrôle.

La lumière parvient donc à nouveau aux yeux d’Onyx. Des lumières se retrouvaient un peu partout, créant une atmosphère de scène. Et c’était le jeune homme inexpérimenté qui se retrouvait au milieu de cette scène.

On fit donc asseoir l’étrange être sur une chaise, puis quelqu’un derrière lui essaya de lui attacher les mains avec des menottes magnétiques. L’Eurasien se mit donc à se débattre, bottant la personne devant lui. Rapidement, un coup de feu retentit. La balle passa pas très loin d’Onyx, et retomba sur le sol. Celle-ci avait cependant glacé le sang du jeune homme, qui était déjà à une température assez basse. Il était immobile, attaché après cette chaise, entouré de visages qu’il apercevait à peine, ses yeux essayant de s’ajuster à la lumière.


- QU’EST-CE QUE TU AS FAIT IDIOT ? C’ÉTAIT NOTRE SEULE BALLE RESTANTE ! NOUS EN AURONS QUE DES NOUVELLES DEMAIN !

Un bruit sourd fit suite à ce crie et l’homme qui avait tiré tomba contre le sol, pas très loin d’Onyx, qui reçu du sang sur le bras. Un silence imposant régnait sur cette scène, qui aurait presque pu faire office de théâtre. Tout était cependant loin du jeu et n’aurait pas être plus réel, pour ce jeune aventurier.

- Donc … Des ailes ? Wellan, notre charmant capitaine était persuadé pourtant … Les temps qui courent sont étranges, ils se passent de plus en plus de phénomènes anormaux. Aurions-nous droit à l’arrivée d’un ange mythique.

Onyx resta silencieux. Il essayait d’apercevoir celui qui lui parlait, mais son visage demeurait dans l’obscurité. Son cœur battait à tout rompre. S’il sortait vivant d’ici, il allait probablement retourner à Eurasia. Cependant, à cette pensée, son cœur se serra. Il ne pouvait plus faire marche arrière, maintenant qu’il avait déjà échoué la mission imposée par son grand-père. Il était seul, seul sur son propre navire, dans une mer chaotique …

Toutes ces émotions n’apparurent pas sur le visage de marbre de l’Eurasien. Toute sa vie, il avait su refouler au plus profond de lui-même toutes émotions. Il se contenta donc de regarder autour de lui, pour bien connaitre l’endroit où il était.

C’est à ce moment qu’il aperçut une chevelure, qui lui semblait rousse, un bref instant. Puis, plus rien, le tout était retourné dans l’obscurité. Une hallucination ? Onyx était persuadé que non. Cette personne, qui était à l’écart ? Il devait la prévenir.


- Pa …

Une main se déposa sur sa bouche. Un coup de pied fit valser la chaise d’Onyx sur le côté. Sa tête se fracassa contre le ciment de l’entrepôt. Toujours menotté sur la chaise, le jeune homme était maintenant assis sur le côté. La vision d’Onyx lui permettait d’apercevoir l’homme qui avait tiré, la tête dans le sang, qui gisait encore de douleur …

Plusieurs bruits de pas autour de lui. Combien étaient-ils dans cet entrepôt ?
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Summer Zahova
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MessageSujet: Re: À l'abordage ! [en pause]   Mer 17 Déc - 22:08

Sur le port d'Habil ,La nuit battait son plein, douce comme un tissu de soie aux nuances de velours, seuls les prémices des couleurs bleues grisées de cette nuit apportaient cependant un sentiment désagréable de gêne et d'agressivité. L’apaisant voile rosé de la nuit déclinait ses couleurs flamboyantes vers une palette plus terne, appelant la journée à se finir plus vite, pour qu'enfin naisse l'angoisse dans ce continent de Westeria.

Il y avait une atmosphère pesante sur ce port, sur cette jetée alors que les lueurs de l'astre solaire achevaient leur course folle dans le ciel, zébrant de ces derniers rayons rouge les nuages noirs formés par le ciel nocturne.
Les réverbères n'étaient pas encore allumés, laissant l'atmosphère, empreinte de lourdeur et d'agressivité se fondre dans l'air, un sentiment tout autre de peur et d'effrois s'emparait doucement du port, ajoutant à ce concert de terreur le silence mortuaire d'une nuit assise sur un trône d'horreur.
Seul les légers mouvements de l'eau contre le bois ou les anneaux d'acier des navires lentement bercés par le souffle du vent, semblaient donner un minimum de vie dans cette embarcadère et encore, ces bruits ajoutaient une curieuse note de dramatisme, comme s'il allait se passer un meurtre à l'endroit même ou Summer s'était arrêtée de marcher.

Un large sourire sur la pointe de ses lèvres rosées laissait entre-apercevoir une belle rangée de dents blanches, ses yeux d'émeraude écarquillés par cette vision de l'effroi laissait à suggérer que cette place désolée baignant dans un milieu angoissant lui sciait à merveille.
Heureuse, elle allait enfin pouvoir donner suite à son nouveau morceau qu'elle gratifiait au nom de lady winter, composition qu'elle s'était dépêchée d'écrire et d'assaisonner selon ses émotions.
Car ce morceau qu'elle ne connaissait absolument pas était celui qu'elle avait créer à l'occasion de sa nouvelle compagne de voyage, cependant Summer avait déjà toute une palette d'émotions, de sentiments et de couleurs à ajouter à ce nouveau genre de morceau, baignant entre la tristesse, la beauté et la douceur. Ce port lui donnait justement l'envie et l'inspiration nécessaire pour écrire et essayer sa nouvelle partition, sortant enfin l'Angélique de son étuis de cuivre étincelant, elle mit le manchon de son violon sous son menton pointue et ferma les yeux, elle était seule, avec sa robe d'étoffe noire, son costume d'orchestre en pleine nuit froide dans un port étrangement silencieux et malfamé.

Elle patientait quelques secondes afin de s'enrichir des bruits et de l'atmosphère pesante de ses lieux, sans réfléchir, elle se laissait aller vers la dérive d'une folie douce ou ses doigts gelés par le froid marin commençait à peine à effleurer les cordes sensibles du violon maudit.
La sérénade pour Lady Winter s'entamait avec brio, les note couronnaient la nuit d'un voile aux nuances d'or et aux éclats rougeoillants, parfois, la glas immaculé d'un manteau de givre soulevait les paupières fermés de la jeune femme qui rêvait de sa musique tout en la vivant, la ressentant. Le fort paradox de cette musique raffinée attirait bientôt les passants visiblement interloquée qu'une jeune fille, loin d'être moche à regarder, seule et jeune ne détenant qu'un simple instrument de musique pour tout conclure, puisse s'hasarder en plein milieu de la nuit alors que Westeria était connue comme la ville du crime.

Lorsque la douce musique se fit plus virevoltante, agaçante, vivante mais remplie d'une tristesse abominable, les paupières de Summer frémissaient, elle réfléchissait toujours à l'histoire qu'elle était en train de relater entre deux notes. Elle était à l'apophyse de sa composition lorsque les gens prirent la peine de lui déposer quelques billets et pièces dans son étuis, elle ne s'en rendit même pas compte tant ses pensés s'entremêlaient avec l'atmosphère de ses lieux. L'archer vibrait sur les cordes, s'il avait été une arme, il aurait été un poignard qui ne cessait de percer le corps d'Angélique afin que celle-ci puisse libérer tous les cris aiguë de soumission et de souffrance qu'elle avait refoulée depuis toutes ces années.
Soudain, une note langoureuse, douce, étrangement calme vint percer cette symphonie du meurtre et de l'angoisse, le concerto se finissait sous les traits d'une histoire plus douce, sereine, comme si le violon ou la Lady Winter avaient finis par rendre l'âme ou que leur fin heureuse venait enfin de frapper à leur portes pour les délivrer du vice et de toutes les malédictions possible.

Un tonnerre d'applaudissement entre les badauds curieux fit interruption dans le port tandis que les lumières étaient déjà bien allumés, Summer venait de se donner à un concert publique sans même le savoir.
Elle soupirait d'aise en remerciant son publique, rangeant l'Angélique ensuée dans son étuis avant de partir sur un pas ferme, comme si elle avait d'autres chats à fouetter que ce publique là.

La vérité en avait été toute autre.

Elle n'était pas satisfaite de son concerto pour Lady Winter, elle ne pouvait se résoudre à lui vouer une vin aussi douce et apaisante, la vie de Lie Volokine avait été une mer agitée d'émotions et d'expériences ou figuraient des tourments et des choses bien plus difficile à avouer qu'à transmettre à un violon. Certes celle-ci avaient également perdu toutes les couleurs des émotions, mais Summer était certaine que son amie Lie méritait et attendait cete vie haute et riche en couleur, paisible et douce comme elle l'eut toujorus souhaité pour elle même.

Dans sa robe noire, sous les feux des lumières du port, Summer avançait lentement, comme si le poids du monde lui tombait sur les épaules, elle aimait l'atmosphère qui reignait dans ces lieux lugubre, mais Eurasia lui manquait. La joie vivre, les sourires de chaque membre de sa famille, sa vie là-bas en tant que musicienne connue et reconnue en Emeraude lui avaient donnés tous ce dont elle aurait aimé et ne pourrait plus jamais avoir.
Fronçant les sourcils, elle donna un violent coup de pied du bout de sa botte en cuir brune contre un gros cailloux qui allait s'étaler plus loin dans un bâtiment habité par les ténèbres.

L'écho assourdissant finit par heurter une voiture scintillante, il y avait l'air d'avoir du monde ici! Et pour l'on ne sait quelle raison, la jeune femme rousse abandonna à nouveau sa tristesse pour rétablir un franc sourire lorsqu'elle vit à nouveau une autre voiture puis en marchant un peu dans ce hangar, quelques unes qui étaient encore chaudes, venant sans doute d'arriver à quais.

Curieuse comme un furet, car il n'existe pire curiosité que celle de cet animal, l'artiste composite se hasardait dans ce hangar malfamé ou régnait une abominable odeur de sels marins et de suintement, de sueur et de pêche, peut être que les marins faisaient affaire ici? Ne sachant trop si elle devait partir ou rester pour demander si ces hommes avaient besoin d'aide, elle restait sur son piquer de garder quelques minutes, bien assez longtemps pour entendre une détonation.

Elle levait un sourcil et eut comme une envie impulsive de sortir Angélique de son étuis et de refaire sa composition entière sur Lady Winter et son arme ardente au son si particulier. Sans attendre plus longtemps, son corps tout entier appelait à exercer sa musique, elle sortit l'Angélique, mais avant de ne pouvoir commencer à exercer ses premières notes, elle fronçait les sourcils, un détail lui avait échappé.
Il y avait un coup de feu, un homme qui hurlait, peut être y avait-il un meurtre, un homme ou une femme en danger dans ce hangar? Et elle au lieu de courir au secours de cette pauvre personne allait utiliser ses derniers instants de vie pour l'instaurer à sa musique, à la façon d'un vol de vie sacré.

Elle daignait au moins jeter un oeil par une des portes entre-ouverte du bâtiment, histoire de voir ce qu'il se passait et à son grand étonnement, il y avait en effet une personne dans une lumière blafarde qui avait l'air bizarrement perdue.
Levant un sourcil, Summer Zahova observait la scène d'un peu plus prêt et pu voir qu'il y avait un total de trois hommes à proximités de la porte, elle eut une idée de génie.

Elle jouerait de façon à ce que la musique raisonne partout dans cet entrepôt afin que personne ne sache ou elle est, l’acoustique unique de l'endroit mêlé au son épuré d'Angélique permettraient de s'emmêler dans toutes les pièces. Souriant de toutes ses dents, Summer accrocha son étuis à violon sur son dos et grimpa avec silence sur la toiture du bâtiment, jonglant entre les poubelles hautes et les cheminées afin d'avoir une vue imprenable sur le hangar. Lorsqu'elle fut à la cime du bâtiment pas très haut ni trop bas, elle s'assit sur le toit et observait la fenêtre menant vers l'intérieur du hangar, elle avait une vue imprenable sur ce dernier et sur la scène. Elle souriait, le combat débutait.

Elle fit naître quelques premières notes enjôlées audacieuses et déstabilisantes dès qu'elle avait sortit l'Angélique, l'effet en dessous-d'elle de ses hommes ne se fit pas attendre, certains semblaient se tourner, se retourner, un gueulait, l'autre s'amusait en riant à gorge déployée.
Summer s'arrêtait quelques secondes, s’esclaffant en silence et reprit sa partition avec des notes plus douces, subtiles, amoureuses, printanières, elle repensait à Eurasia, Émeraude, sa mère et sa famille en récitant les notes de la partition de Vivaldi.
Cependant les hommes en dessous d'elles commençaient à s'agiter et ne pouvant écouter ce qu'ils pouvaient bien dire, elle du se résoudre à abandonner à nouveau ses notes pour tendre une oreille attentive vers le quinté d'hommes qui semblaient se raviser d’assassiner l'étranger.

S'éclaircissant la gorge, Summer poursuivit sa sérénade avant d'autant plus de hargne et de  souplesse sans son coude, elle repensa immédiatement à Lie Violokine et sans savoir pourquoi, son bras s’agitait frénétiquement sur l'Angélique, à nouveau pour la percer de milles coups d'archer, à la façon d'une pluie de balle meurtrière.

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Onyx Kalantar
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MessageSujet: Re: À l'abordage ! [en pause]   Jeu 18 Déc - 0:22

Respiration. Saccadée, incontrôlée. Les yeux fermés. Les lèvres étant bleutés. Les vêtements imbibés d’eau. Mal de tête. Les cheveux légèrement secs. Le gout du sel de la mer. L’odeur de sang. Et des pas, oui des pas. Aucune voix humaine.

L’inquiétude régnait sur l’escouade, malgré leur dernière capture, qui ne pouvait pas leur faire de mal à ce stade-ci. Onyx lui, avait froid. La tête reposée sur le sol, qui n’avait guère une température plus élevée que le corps du nouvel ange, n’aidait rien à la situation. Le choc reçu à la tête en était presque insoutenable. Une voix résonna aux oreilles du prisonnier. Son bourreau, probablement …


- On ne parle pas, avant que je vous donne la parole. Compris ?

L’Eurasien ouvrit les yeux. Il ne voyait toujours pas celui qui s’adressait à lui. Il ne rechigna pas, il ne parle pas. Soudain, deux personnes reprisent la chaise, pour la remettre sur ses quatre pâtes. Onyx suivit le mouvement, permettant à sa vision de redevenir à l’horizontale, mais son cerveau prit du temps à s’ajuster. Quelqu’un lui tira les cheveux, ramenant sa tête droite. Un frisson parcourra Onyx, il avait froid.

Plusieurs lumières s’allumèrent. L’entrepôt était totalement éclairé. Aucun signe de la chevelure rousse. Onyx se voyait rassuré, croyant qu’elle avait tout de même réussi à s’échapper. Les gardes qui surveillaient sur Onyx étaient quatre. Un derrière lui, puis deux qui étaient en train de vérifier les moindres recoins de l’entrepôt. Et puis, celui qui semblait leur leadeur, qui avait un regard neutre, mais qui semblait amusé de la situation. Cependant, un air d’embêtement apparu sur son visage, alors que de la musique, et pour être plus précis, celle d’un violon, résonnait partout, de manière assez puissante dans l’entrepôt. Onyx comprit immédiatement que ce n’était pas souhaité. Est-ce que c’était le début de la fin pour lui ? Ou quelqu’un tentait réellement de l’aider ? Si oui, à quoi bon ?

Profitant de ce moment d’inattention, Onyx évalua la situation. Il était maintenant conscient de sa nouvelle paire d’ailes. Il regarda rapidement derrière lui. Son garde n’était plus là. Il se pencha donc vers l’avant, du mieux qu’il pouvait, de manière à dégager son dos. Puis, il fit apparaitre ses ailes. Il se mit donc à les faire bouger, essayant tant bien que mal de décoller, au son de ce charmant violon. Malgré tout, à ce moment même, celui-ci le nuisait plus qu’autre chose. Le son était tellement intense et omniprésent, trop fort. Il avait mal à la tête. C’est alors qu’il reçut une décharge électrique, d’un teaser gun. La chaise fut propulsée, directement contre une poutre de béton de l’entrepôt. Onyx était maintenant à la renverse. Par réflexe, ses ailes disparurent. Son plan avait lamentablement échoué. Faible, au bord de l’inconscience, il ne prenait même plus la peine de penser, son corps et son cerveau étaient totalement en mode survie.

Soudain, plusieurs hommes entrèrent dans l’entrepôt. Croyant qu’ils étaient 4, ils étaient en fait beaucoup plus. Une quinzaine d’hommes environ, plusieurs parlaient au bourreau principal, paniqué. La musique avait brièvement cessé, mais rapidement repris. Quelques mots parvenaient aux oreilles d’Onyx.


- On ne peut pas … Partir d’ici ?
- Ouais … Garder la prise …
- Les ailles aperçus ?
- Ramener la créature …
- … la tuer …
- Ce violon …

Un silence, parmi les voix, mais la musique elle, continuait de jouer. Elle était si belle, paradoxalement à la situation où Onyx se trouvait. Puis, le leader du groupe reprit la voix, mais il parlait cette fois-ci dans un talkie-walkie.

- Unité Y58. L’entrepôt B1021 ne semble pas assez sûr pour la pratique de nos activités. Demande de transfert.
- Quartier général W2. Information reçue. Demande de transfert accepté. Direction le vieux manoir M122 d’Habil. Ouverture du souterrain en court. Deux minutes pour procéder au transfert.

Le sol se mit à vibrer, puis, deux gardes du corps viennent prendre la chaise d’Onyx, puis le trainent contre le sol, jusqu’à une ouverture qui était cachée, entre deux caisses de bois. Le leader s’engouffra le premier, puis deux hommes. Par la suite, les deux gardes du corps poussèrent le détenu dans les marches. Onyx se retrouva face première en bas des marches. Il devait avoir la peau bleue. Heureusement, il ne resta pas longtemps dans cet état, étant donné que les gardes récupérèrent sa chaise, et le petit groupe commence ça marche sous terre. Le souterrain était assez simple. Du béton et des lumières bleues.

La musique, quant à elle, semblait s’évanouir à chaque pas effectuer. Mais où est-ce qu’Onyx allait bien se retrouver, à la fin de cette aventure ?


- Qu’est qu’on va faire de lui maintenant ?
- L’idéal serait de la ramener au quartier général et le garder en cellule avec les autres … Mais, j’ai mes propres idées derrières le crâne.

Onyx, légèrement plus stable, ouvrit la bouche pour y émettre quelques sons …

- Et si … on ... me recrutait ?
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Summer Zahova
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MessageSujet: Re: À l'abordage ! [en pause]   Lun 29 Déc - 22:01

Citation :
- Et si … on ... me recrutait ?


A ce même moment, un ours brun aux reflets noirs s'imposait sur la route, à son contact la voiture qui roulait à une allure formellement rapide le heurta si violemment qu'elle s'encastra dans l'amas de muscle de la bête, éclatant le par-choc ainsi que le moteur de la voiture sans cependant exploser. Le monstre n'était pas mort et rendu mauvais par le choc et le fait qu'il devenait moins conscient à chaque seconde qu'il s'écoulait, il s'en prenait d'autant plus à la voiture et aux hommes qui bougeaient à l'intérieur, de façon à attraper ses proies encore vivantes et terrifiées.


•••••



Sur le toit du hangar, les vitres montraient là les mafieux un peu débiles qui semblaient torturer ce qui ressemblait pour le moins à un homme à la chevelure longue mais à la musculature bien masculine. Un coup d'oeil suffisait à le juger mal en point, la crasse qui ornait ses vêtements en lambeau lui donnait une allure de sans domicile fixe, quand à ses blessures bien que légères, elle semblaient le négliger d'autant plus.
Summer avait soupiré et avait pensé bien faire en voulant sauver cette dite personne, peut être avait-elle eut tord, car elle n'avait ni songé à la véritable raison de cette capture, ni aux conséquences de ses actes.
Voyant que la situation lui échappait, elle avait pourtant continué le violon, jusqu'à descendre de la toiture en un bond souple et sans bruit, tandis que le voiture chauffée qu'elle avait repérée venait tout juste de démarrer une seconde fois, l'homme dans le coffre.


" - pffff... tu parles d'une soirée tranquille sur le port d'Habil.... Oow...! "


Cependant un détail chiffonnait la jeune fille, quand la voiture avait démarrée, elle avait laissée trois plumes d'un blanc immaculé sortir du coffre de l'automobile qui était partie en trombe.
Sans réfléchir, Summer s'accrochait à son Angélique avec l'énergie du désespoir et entama quelques notes qui s'envolaient vers les cieux pour les quelques minutes qui la séparait de la voiture.
Sa musique tremblait mais raisonnait dans le calme soudain de ce paysage nocturne, tant et si bien que le port entier semblait vibrer sous les coups puissants des cordes tirés et frottés par l'artiste errante.

Soudain, sans savoir comment, alors que la voiture entamait un virage vers la droite, quittant le port pour entamer une longue route vers les jardins forestier du quartier sud de Westeria, un ours gigantesque fit irruption depuis la pénombre.

Summer esquiva un sourire radieux, visiblement ravie que son talent de violoniste illusionniste marche à westeria et armée de tout son courage, se mit à courir à en perdre haleine vers la voiture noire encore fumante.
Le froid lui coupait le souffle, lui faisant mal aux poumons, néanmoins elle ne lâchait pas prise, ses bottines de cuir brune frappait la rue avec une telle cadence que lorsqu'elle arrivait à la porte et le coffre de la voiture, l'ours lâcha son intention de la voiture pour voir qui avait osé s'approcher de la voiture.

Summer ne savait pas ce qui s'était passé à l'intérieur de l'auto, mais le conducteur était mort, le grizzly lui avait déchiré la gorge et sa jugulaire, le passager coté conducteur avait été griffé à bien des endroits et s'était noyé dans son souffle, ses yeux blancs exorbités montrait sa terreur invoqué sur le moment. Dans la voiture, seuls restait deux hommes, deux inconnus qui eux-même devaient être soit totalement mort de trouille à l'idée de se faire bouffer par un ours, soit déjà partit de cette boite de conserve, grâce à leur dextérité et leur réflexe irréprochable!

Quoi qu'il en était, la jeune artiste n'eut pas le temps de voir quoi que ce soit ni de percevoir qui restait dans la voiture, l'ours avait changé d'idée, laissant son cadavre gisant et chaud pour cette jeune proie au parfum de lilas et de rose qui lui chatouillait agréablement les narines.
Ses pupilles dilatées, il grognait en se mettant sur ses deux pattes arrières, prêt à bondir.

Summer fronçait les sourcils et posa délicatement son archer sur Angélique, fermant les yeux, elle se concentra: qu'était le plus dangereux? Un ours ou un fusil braqué sur sa poitrine?

Son monde se fit néant, nihilisme, il n'y avait ni couleur, ni odeur ni forme, l'ours s'existait plus, ce port non plus et lorsque fusèrent les premières notes d'Angélique, ce fut comme si la nature avait reprit son droit, comme si l'ours pouvait parler et que les notes de musiques arrivaient à atteindre le coeur, l'âme et la conscience de ce monstre totalement colérique, dangereux.
Summer ne pensait plus à rien, ni au port, ni à l'ourse, ni à cet homme qu'elle venait de sauver, en parlant de ce dernier, que faisait-il ?

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