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 Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]

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Lie Volokine
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MessageSujet: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Ven 19 Déc - 21:58


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Avant de partir de Westeria, j’avais fait attention à Summer en la guidant pour partir loin et surtout en sécurité pour que les autres fous ne s’approchent pas d’elle. Je sais que je ne peux pas toujours la surveiller, mais dans tous les cas je faisais mon maximum pour qu’elle aille bien. Bien sûr je ne m’inquiétais pas du tout puisque je n’en étais pas capable. Mais je sais qu’actuellement, je suis seule, et que la seule chose que je ferais ça serait d’essayer d’enlever cette boule que j’aurais dû avoir au ventre en la laissant partir ainsi. Mais non, je n’ai pas. Parce que je ne ressens plus rien. Je me sens sereine, contente de lui avoir sauvé la mise. Je pensais à elle et à son violon tout en continuant mon chemin. Cette fille fut une belle rencontre, je ne regrette pas de l’avoir croisé ou bousculé, parce que oui c’est moi qui l’ai bousculé.

Je marchais lentement en direction de d’Albion, une région qui s’appelait Dyonisis. J’y allais pour découvrir le pays. En plus je l’avoue j’avais faim. Je ne trouvais pas cela désagréable comme sensation. Je m’imagine mal ne plus avoir faim, je ne saurais jamais comment manger ! Heureusement que le Diable m’a laissé cette sensation. J’accélérais le pas pour arriver plus vite à Albion. Et j’y étais. C’était vraiment grand et … masculin. On ne voyait que très peu de femme dehors, dans les rues. On voyait beaucoup d’hommes. Trop hommes. Ça pue le testostérone putain ! Pas une femme pour remonter le level là ! Les hommes me regardaient de haut. Je n’appréciais pas. Et je leur lançais un regard noir à mon tour. J’avais entendu dire que c’était une ville très macho mais je ne pensais pas que c’était à ce point !

Je soupirais. Je n’aimais déjà pas cet endroit. Mais j’avais faim. Alors sans faire attention autour de moi, sans savoir à qui était cette immense propriété, je rentrais discrètement en évitant les gardes. Je ne comprenais pas pourquoi ce riche avait une maison si grande et surtout aussi surveillée. C’est ce genre de maison qui attire les voleurs. Du moins c’est ce genre de maison qui m’attire. Parce que je sais qu’il y aura de quoi remplir ma panse. Et j’avais raison ! Après avoir esquivé plusieurs femmes, essayé plusieurs pièces, je trouvais enfin la caverne d’Ali Baba ! Sourire aux lèvres, j’entrais dans la pièce : la réserve. Dieu que voir tout ça me donnait faim ! Je me léchais déjà les babines. Alors discrètement je commençais à fouiller. Il y avait de tout : des produits laitiers, de la viande, des légumes, des fruits. Je mis quelques clémentines dans la poche de ma veste et croqua dans une tomate. Hum que c’est bon. Je la dévorais littéralement. Je dégustais tout ce que je mangeais.

Brusquement j’entendis des pas s’approcher de la pièce. Je sortis mon arme à feu que je brandis face à la porte qui s’ouvrit petit à petit. J’étais en danger. Je devais sortir de là et vite. Je ne savais pas si je pouvais buter la personne. Et si c’était une simple femme ? Je risquais de m’en vouloir d’avoir brandis une arme contre elle. Mais si c’est un homme et que je ne le fais pas je suis en danger. Dilemme. Le choix fut vite fait : la protection avant tout. Je devais me protéger, tirer sur la personne en face si elle veut en faire de même avec moi et m’en aller. J’aurais dû faire un peu plus attention. Je fronçais les sourcils, mécontente que l’on me dérange pendant mon repas du soir. Qui osait me faire chier ?

« Qui êtes-vous ? »

Je posais la question avant même de voir le visage de la personne qui venait d’entrer dans la pièce. Néanmoins je n’angoissais pas. Merci le Diable.

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Leonhard Tempels
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Ven 19 Déc - 23:08


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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Combien de temps cela faisait-il depuis le jour où j'ai juré de rechercher cette force qui était désormais mienne ? Depuis combien de temps ai-je rêvé de pouvoir m'exercer pendant si longtemps sans effectuer de longues pauses, nécessitant des exercices de respiration afin que je ne fasse pas une crise ? Combien d'années ai-je combattu contre le destin, espérant voir ce jour arriver ? Longtemps... Depuis beaucoup trop longtemps en effet. Il y a eu de nombreux moments où je voulais abandonner, laisser tomber une bonne fois pour toute cette vie pathétique et misérable. Beaucoup de moments où je souhaitais laisser ma rage et ma colère dicter mes mouvements et laisser balancer ma lame contre mon propre ordre et ma famille, guidé par la folie et le désespoir de la mort. Mais je n'ai pas abandonné, j'ai supporté ces instants difficiles, j'ai pansé chacune de mes blessures, physiques ou morales. Oui, a présent que j'avais dépassé tout cela... Je me sentais bien.

▬ ... 98... 99... 100 !

Je restais tendu et bien droit sur mes bras, effectuant des séries de pompes depuis un moment déjà. Je venais d'achever une dizaine de séries sans prendre de pause, une chose qui m'était alors impossible il y a quelques jours. Je me relevais, essuyant la sueur coulant sur mon front et sur la partie supérieure de mon corps, sortant de la salle d'exercice avec une serviette sur les épaules alors que je marchais dans les couloirs du manoir, l'air frais remplissant mes poumons. Cela faisait du bien de libérer ses poumons après plusieurs heures d'entraînement, laissant alors notre corps inspirer une dose d'air pur et revigorant nous rafraîchissant les idées. Je suppose que c'est ainsi que voyaient les anciens lorsqu'ils disent qu'on vit dans un corps sain lorsque ce dernier est entretenu. C'est pour ce genre d'instant qu'on s'entraîne. Et pour beaucoup d'autres aussi. J'observais ma main, serrant rapidement le poing. De l'extérieur je donne l'impression d'être le même depuis tant d'années, mais pas du tout. Je savais qu'à l'intérieur beaucoup de choses avaient changés... Ils ne me resteraient plus qu'à voir jusqu'où je pourrais aller avec ce corps.

Même si les paroles de l'homme aux cornes troublaient encore mes pensées... « Dans un an tu seras un démon et petit à petit tu perdras la vue et tu finiras aveugle une fois ta transformation terminée »... Une prédiction des plus inquiétante en effet. Je comprenais bien là ce qu'il s'était réellement passé ce jour, à l'hôpital. Cet inconnu ne m'a pas miraculeusement guéris, il m'a fait payer un tribut afin de réaliser un souhait. Dans un an je perdrais la vue ? Une réalité bien plus heureuse que celle qu'on m'avait déjà imposé auparavant : « Il ne te reste que quelques mois à vivre ». Si ce démon - car c'était bien à cela que ressemblait l'homme cornu - pensait sérieusement me déprimait en m'annonçant une cécité prochaine, alors il devait être bien déçus, car je m'en fichais complètement. Comme lorsque j'ai réagis à ce moment : au lieu de me dire que ce que je venais de faire était grave, j'éclatais de joie en poussant un rire bien plus profond et sensé que le démon. Etais-je fous ? Oui, fou de la vie.

Mais à peine pensais-je trop que je ne faillis pas remarquer une ombre traverser mon champ de vision, se faufilant dans les couloirs avant de traverser une porte finale. Je fronçais les sourcils en me demandant bien qui pouvait bien se permettre d'agir ainsi, ici. Cela m'étonnerait que ce soit un membre des Dragons car si je me souviens bien : cette porte mène à la réserve de nourritures. Et le dîner n'avait pas encore été servis ce soir, alors pourquoi quelqu'un viendrait se remplir la panse aussi tôt dans la soirée ? La curiosité pris la place de la raison, le manque d'informations sur cette fameuse « ombre » m'empêchant d'élucider le mystère de l'acte. Je m'approchais alors de la salle, portant mon arme dans ma main gauche comme j'avais tant l'habitude. Je n'avais pas sortis Ciel de son fourreau, préférant avant tout voir qui venait de pénétrer à l'intérieur de la pièce avant de juger s'il faudrait se battre ou non. Alors que je me commençais à pousser légèrement la porte, j'entendais une voix féminine.

▬ Qui êtes-vous ?

Je terminais d'ouvrir la porte, séparant donc le voile obstruant la vision, laissant mon regard se poser sur cette femme aux habits bien étranges. Enfin, pensais-je alors que j'étais moi-même torse nu avec juste une serviette sur les épaules. Je gardais les sourcils froncés alors que je voyais cette inconnue dresser une arme à feu sur moi, étais-je donc un ennemi à ses yeux ? Pour qu'une femme ait autant de cran, je ne pouvais me ramener qu'à une seule conclusion : elle n'était pas d'ici. Une intrus venait de pénétrer dans mon domaine, et je n'appréciais pas vraiment un tel comportement de la part de cette intrus.

▬ Qui ose demander le nom d'une personne tout en la menaçant ? Vous devez venir de bien loin pour vous adresser à moi de manière si barbare. Nommez-vous avant de ne regretter la faim qui vous a fait courir jusqu'ici, dans l'antre des Dragons.

Je continuais de la fixer de façon intense, sans détourner mon regard pour m'intéresser à d'autres détails comme le fait que sa poche était remplie de fruits, que l'odeur de la bonne nourriture happait mes narines etc... Seule subsistait mon regard dans le sien, et mon pouce poussant légèrement la garde de Ciel, prêt à dégainer mon arme à n'importe quel instant.


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Lie Volokine
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Sam 20 Déc - 16:03


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Un homme venait d’apparaître à l’encadrement de la porte. Il me demandait qui j’étais. Il croyait sérieusement que j’allais lui répondre alors que j’avais posé la question la première. Certes, c’était à moi de me présenter puisque c’était moi la voleuse, mais je me fichais des formules de politesse. Le fait qu’il me pose la question m’énervait un peu. Il ne pouvait donc pas me laisser manger tranquillement ? D’accord ce n’est pas à moi. Et c’est malpoli de brandir une arme contre quelqu’un qui n’est pas armé. Mais il est plus fort que moi physiquement alors je me méfie. Je reculais de quelques pas alors que je lui lançais un regard aussi mauvais qu’aux autres hommes. Parce que oui, pour moi il était comme les autres : stupide, macho et imbu de sa personne. Je ne comprends pas pourquoi les femmes ne sont que des objets sexuels aux yeux de ces hommes. N’y a-t-il aucun respect de la femme dans ce foutu pays ? Aucun droit pour celle-ci ? À mes yeux les hommes et les femmes sont égaux. Faut croire que ça régresse dans certains pays. En même temps je viens de Westeria. Normal que je vois cet état non civilisé comme s’ils étaient des arriérés. Parce que c’est ce qu’ils sont.

« Je n’aime pas me répéter. Que tu sois un dragon, une poule ou un pigeon je m’en tape. »

Non je n’allais pas lâcher l’affaire. J’étais prête à tirer n’importe quand avec mon arme à feu chargée. Une balle entre les yeux et s’en était fini de lui. Je gardais les sourcils froncés. Oui j’avais une mauvaise opinion de ce pays. De cet homme. De ce lieu. Seule la nourriture m’intéressait ici en fait. Et je ne savais pas ce que pouvait représenter un dragon ici pour lui. Un gang ? Genre mafieuse ?  Sauf si c’était son nom de famille. Ou un nom qu’il se donne pour impressionner les autres. Dans tous les cas il ne me faisait pas peur. D’un parce que le Diable m’avait retiré cette sensation, et de deux parce que j’étais armée alors qu’il ne l’était pas. Qu’il ressentait la douleur alors que je ne la ressentais pas. Que je pouvais partir de ce maudit pays alors qu’il ne pouvait pas. En même temps les cons restent avec les cons hein. On ne va pas demander à un macho de citer les droits de la femme, il te dira qu’il n’y en a pas. Dans tous les cas je ne m’attends pas à une once de sympathie de sa part. Tout commence mal entre lui et moi.

« Et habille-toi espèce de pervers !! »

Je lui criais dessus en lui balançant ma veste trop grande pour moi. La nourriture vola dans tous les sens, les clémentines traînaient désormais par terre et étaient sales. Il faudra les laver plus tard. Il reçut la veste en plein visage. Il avait intérêt à la mettre ! Parce que mine de rien, je n’arrivais pas à détacher mon regard de son torse musclé, j’en rougis presque. C’était déconcertant ! Je ne pouvais pas l’engueuler comme ça ! Même si ça n’avait pas l’air de le déranger lui. Désormais en débardeur dans la pièce, je sentais qu’il faisait un peu plus frais sans ma veste. Tant pis. Automatiquement je l’avais insulté de pervers alors qu’il revenait sans aucun doute de son entraînement. Ou qu’il s’était baigné. Sauf s’il était du genre à aimer traîner torse-nu. Je n’espère pas.

« Je dois partir de ce pays, fais-moi sortir d’ici avant que quelqu’un de plus important que toi ne m’attrape et me jette dans un cachot. Pas envie de passer la nuit dans un pays d’arriérés. »

Au début je ne comprenais pas pourquoi les personnes de ma patrie n’aimaient pas les personnes de Dyosinis. Et j’avais décidé de ne pas croire les personnes qui disaient que c’était un pays de paysan. Mais la vérité me frappait en plein visage. J’étais bien obligée d’admettre que si. Même si le paysan en face de moi était à croquer, je ne pouvais pas me laisser séduire par un simple physique. En vérité il pouvait être aussi séduisant qu’il le désirait, je ne l’aimais pas. Un physique ça ne fait pas tout. Malheureusement vous allez me dire.

J’avais cette impression de tourner en rond là. Fallait qu’il se bouge avant que quelqu’un arrive. D’ailleurs j’entendis des bruits de pas. Et il n’y avait pas de fenêtres ou autres pour essayer de voir s’il y avait quelqu’un dans le couloir. Sans parlé du paysan en face de moi qui me bloquait le passage. Il oserait me livrer à la police en me traitant de voleuse ? Je risquais de prendre cher. Très cher me disait mon intuition. Je devais réagir et vite. Mais je ne savais pas quoi faire. Ce n’est pas comme si la personne qui me bloquait le passage faisait chier mais beaucoup quand même. Il gênait. Trop. Les bruits de pas s’approchaient lentement. Je n’avais pas peur. Je n’allais pas paniquer. Je réfléchissais, restant immobile prête à tirer sur les deux personnes si elles arrivaient là. Et ce même si elles ne me menaçaient pas. Heureusement que je ne peux pas avoir de remords ou regretter quelque chose. C’est dans ces moments-là que je me dis que mon don est génial.


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Leonhard Tempels
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Sam 20 Déc - 17:17


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
Feat Lie

 

La jeune femme faisait quelques pas en arrière face aux mots que je lui adressais, gardant ma tête comme cible. Comptait-elle réellement tirer ou était-ce du bluff ? Difficile à deviner en sachant que lire dans l'esprit d'une personne prise sur le fait était une tâche bien plus compliquée qu'il n'y paraît. Une fois que le fauteur de troubles est dos au mur, ses actions peuvent devenir imprévisibles et rien n'est pire que de se faire avoir par ce genre de panique. Je ne bougeais pas, restant droit et face à elle, tenant toujours mon sabre dans ma main gauche. Elle repris la parole, affirmant qu'elle se fichait bien de ce que je venais de dire. Je devrais m'énerver pour un tel manque de respect, bien que ce soit elle qui soit en mauvaise position elle persiste à m'insulter. Irritable, en effet. Mais ce genre d'initiative installée le doute en moi, n'avait-elle pas peur ? Ne se doutait-elle pas que j'étais armé ? Si c'était le cas, c'est qu'elle n'a pas remarqué que j'avais mon arme, légèrement caché. S'il était amené à tirer, je pouvais toujours essayer d'esquiver la balle et riposter instantanément... Mais c'était une solution vraiment déplaisante, je n'avais pas envie de faire ça alors que tout se passait bien ces derniers temps.

▬ Tss, quel perte de temps... , disais-je sur un ton plus bas avant de recevoir une veste sur le visage.

La fille avait crié de tout son saoul en m'insultant, encore. De pervers cette fois-ci. Pourquoi attachait autant d'importance à un si petit détail sérieusement ? Je prenais la veste dans ma main libre, l'observant un instant avant de baisser le regard sur mon torse, n'y voyant pas une quelconque gêne à montrer ma peau blanche et les quelques cicatrices traînant par ici et là. Je redressais mes yeux sur celui de l'intrus, devinant une certaine anxiété dans son comportement. J'avais déjà deviné qu'elle n'était pas d'ici - car aucune personne saine d'esprit n'aurait cherché à nous voler - mais à présent j'en avais la confirmation au moins. Soupirant, je haussais les épaules avant d'enfiler la veste d'un bras, puis de l'autre. Je remarquais alors qu'elle verrait sûrement que j'étais armé d'un sabre, mais je n'y faisais pas attention. Qu'elle soit effrayée par moi ou non, je m'en fichais complètement. A vrai dire je souhaitais en finir rapidement avec cette histoire, et sans une goutte de sang si possible. Surtout pas le mien.

Je me retrouvais donc couvert par une veste, ayant laissé tomber la serviette sur mes épaules. Mon regard ne changeait pas : neutre, creusant dans celle qui me menaçait. Pensait-elle que j'avais peur de la babiole qu'elle tenait à la main ? Si elle savait s'en servir contre un guerrier, elle saurait qu'il est plus facile de lui tirer dans le torse ou la jambe pour prendre avantage de la situation et ensuite le finir. Ceux qui visent directement la tête sont les incompétents qui pensent que les balles ne peuvent être esquivés, mais pour ceux qui sont entraînés : oui, ils peuvent les esquiver. C'est alors qu'elle continuait à parler, me demandant de la faire sortir avant que quelqu'un d'autre n'arrive. « quelqu'un de plus important que toi... » cette appellation me donnait bien envie de rire, mais je m'en retenais. Était-elle sérieuse ? Dans cette situation, il n'y a rien de plus important que son adversaire, c'est-à-dire moi. Mais je passais outre cela, attachant plus d'importance à ce qu'elle ajoutait. Elle traitait Dyonisis de pays d'arriérés. Une analyse vraiment très étrange, pourquoi disait-elle cela ? La curiosité s'éveillait en moi.

Soudain des bruits de pas, approchant lentement d'ici. Avions-nous attiré trop d'attention ? Pas étonnant vu que depuis que j'étais là, la demoiselle n'arrêtait pas de parler aussi fort qu'elle le pouvait pour me repousser. Pas vraiment efficace quand on souhaite être discret et voler. M'enfin bon, je soupirais en passant ma main libre dans mes cheveux, me grattant la tête avant de tourner le dos à la jeune fille et d'ouvrir légèrement la porte, faisant face à une jeune recrue.

▬ Whoa ! Vous m'avez fait peur, Sir Leonhard ! Est-ce que tout va bien ? J'ai cru entendre du bruit il y a quelques instants...

▬ Désolé de t'effrayer, je sors tout juste de ma série d'exercices et j'avais envie d'un remontant, malheureusement j'ai fait tomber quelques fruits. Tu peux continuer ton chemin, je vous rejoindrais dans la salle pour dîner.

▬ A vos ordres Sir.

Je refermais la porte en expirant, me retournant alors vers la fille qui était cachée à la recrue à cause de la porte. Je m'approchais rapidement d'elle, lâchant mon sabre pour être juste en face d'elle. Je me doutais bien qu'elle tenterait de tirer avec son pistolet, c'est pour cela que je bloquais la détente de l'arme en posant ma main dessus, réactivant la sécurité pour l'empêcher de tirer. Cela serait vraiment inconvenant qu'elle tire un coup de feu alors que je venais de raconter une histoire fausse à la jeune recrue. Je continuais de la fixer d'un regard neutre, animé par cette même curiosité qui me tenait depuis quelques minutes déjà.

▬ Vous êtes une personne bien étrange, sur quelle base vous posez-vous pour traiter Dyonisis de pays d'arriérés ? Serait-ce parce que vous êtes une femme et que vous vous sentez oppressée par le regard des hommes ? J'avoue être curieux.

Pourquoi est-ce que je la protégeais ? Pourquoi je ne l'envoyais pas moi-même dans les cachots ? Pourquoi lui poser autant de questions soudainement ? Comme je l'ai dis : la curiosité. Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre une femme qui ose menacer un homme. Les seules femmes que j'ai rencontrées et qui se sentait égalitaires aux hommes, c'étaient celles qui envoyés les Dragons sur des contrats d'assassinats. Elle était différente, et j'avais envie d'en savoir plus. Satisfaire ma curiosité en somme.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 21 Déc - 18:51


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Il disait perdre du temps. Bien sûr que tout cela était une perte de temps idiot ! Qu’est-ce que tu attends pour me faire sortir de là ? Le déluge ? Que le toit nous tombe dessus ? Que le chef de ce clan ou une connerie dans le genre nous tombe dessus ? Ou la police ? Je ne sais pas, je sais plus, je déteste cet état ! Et ce mec aussi. Il est chiant, lent, cherche toujours la petite bête. Les bruits de pas approchaient. La porte finit par s’ouvrir. J’étais collée au mur, pétrifiée. Je n’avais pas peur. Je n’angoissais pas. Je ne stressais pas. Je restais là, immobile. Cet homme pouvait, à ce moment-là, faire tout ce qu’il voulait de moi. Du chantage, me donner aux autorités. Tout. J’étais comme prisonnière. J’étais sa prisonnière. Et cette idée m’énervait plus qu’autre chose. Je ne supportais pas cette idée d’être un objet dans les mains d’un homme, inconnu ou non. Oui j’ai un sérieux souci avec les hommes. Je les entendais parler. Ainsi l’homme aux cheveux blancs était Leonhard. Dieu que ce nom ne lui allait pas. Ça ne collait pas avec sa tête, tout simplement. Je soupirais alors que je l’entendais mentir.

Il mentait pour me protéger. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il allait me demander en échange ? Quel est l’intérêt de me protéger ? Je me posais tellement de questions à son propos brusquement. À quoi j’allais lui servir ? J’étais sûre qu’il avait quelque chose en tête. On ne protège pas quelqu’un sans raison, sans avoir rien à lui demander en retour. Ou alors c’est que l’on est sacrément con. Parce qu’il a être gentil dans la vie et il y a aussi être con. Protéger une voleuse c’est clairement être stupide. Je ne crois pas que quelqu’un puisse être trop gentil. Dans ce monde tout est donnant-donnant. On ne fait jamais rien sans rien demandé en retour. Après tout, les personnes se fichent de savoir si tu vas bien ou non. Elles t’analysent. Te décryptent en un battement de cil. Te jugent. Et avec toutes ces informations, t’utilisent comme un vieux pantin sans vie. On te demande de faire des choses inhumaines uniquement parce que ces personnes ne sont pas capables de le faire à cause de leur lâcheté. J’étais sûre qu’il allait me demander quelque chose en échange. Je ne pouvais pas lui faire confiance. Je ne voulais pas lui faire confiance non plus. Autant dire les choses comme elles sont.

Il s’approcha. Je ne pouvais pas reculer. Je ne sais pas pourquoi, cette idée qu’il s’approche davantage, qu’il me touche … Me dégoûtait. Je lui ordonnais de s’arrêter mais non. Il n’en faisait qu’à sa tête. Qu’il ne s’approche pas plus. Non. Cette idée était insupportable. Et il continuait. Pourquoi est-ce qu’il ne m’écoutait pas ? Il activa la sécurité de mon arme. Je me sentais oppressée brusquement. Je voulais le faire reculer. J’étouffais. Je ne savais pas pourquoi je réagissais ainsi. Normalement je ne devais plus souffrir suite à mon pacte avec le Diable. Mais j’avais oublié un point. Dans le futur je ne souffrirais plus. Mais on ne soigne pas les blessures du passé ainsi.

Les images revenaient. C’était atroce. Leurs mains sur moi, leurs rires résonnaient encore dans ma tête, leurs visages souriant montrant leur plaisir individuel. Et mes larmes. Je me souvenais de ce sentiment désagréable d’être un objet. D’être là uniquement pour être utilisée puis tuée ensuite, comme toutes les autres. N’avoir aucune valeur aux yeux de personne. Je me souviens encore de leurs insultes, de leurs manières de faire. Je me souviens encore de leurs visages satisfaits. Et de lui. J’aurais tellement aimé qu’il apparaisse brusquement. Qu’il m’aide. Qu’il me prenne à nouveau dans ses bras en me disant que tout était terminé. Qu’il était là pour toujours. Pour me protéger. Qu’il dégage ce paysan en face de moi et qu’il m’emmène loin. Très loin avec lui pour refaire une nouvelle vie et tout oublier. Oublier tout ce mal que l’on m’a fait. Est-ce que ça sera possible un jour ? Je ne sais pas. Et de peur d’avoir une réponse négative, je ne préfère même pas savoir.

Le garçon me posa une question. Se disant curieux. Je ne lui répondis pas. Je ne m’en sentais tout simplement pas capable. Il me prenait au dépourvu. Il venait de dépasser la limite. Trop proche.

Brusquement, sans réfléchir, pour me défendre comme un animal blessé, je brandis ma seconde arme à feu et lui tira au torse. Qu’il recule. Qu’il me laisse reculer. Je n’avais pas peur. Je ne pouvais pas ressentir cela. Non. Mais tous ses souvenirs venaient de me bouleverser. Je n’angoissais pas, je savais que je venais de faire une énorme connerie.

L’animal blessé que j’étais restée encore immobile alors que je désactivais la sécurité de mon arme  à feu. J’entendis brusquement des cris, des hommes qui se préparaient à combattre. Un homme ordonna à tous les autres de se réunir dans une grande salle tandis que le reste allait chercher les armes comme les lances ou les sabres. Je venais juste de déclarer la guerre à un état entier. Je devais m’en aller et vite. Je me ruais vers la sortie sans chercher à récupérer ma veste, mon pistolet à la main. Je devais faire vite.

«  Trop grand ! » murmurais-je.

J’avais la sérieuse impression de tourner en rond sachant que je n’ai pas le sens de l’orientation. Brusquement je montais à un arbre pour me cacher. Je cherchais à monter plus haut pour voir où était la sortie et je l’avais enfin trouvé ! À quelques mètres de là, en continuant tout droit, j’y serais. Je me laissais tomber au sol comme une loque. De toute façon je ne ressentais aucune douleur. Je commençais ma petite course. J’y étais presque. Je voyais déjà la sortie.

« ELLE EST LÀ, ATTRAPEZ LA ! »

Plusieurs hommes étaient à mes trousses. Je rangeais mon arme et courut le plus vite possible. Mais comment s’en sortir quand on ne court pas vite ?

« Aide-moi … »


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 21 Déc - 21:26


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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J'observais la voleuse de nourritures, celle qui s'était permise de se ravitailler dans le grand manoir des Dragons, grande base de l'ordre et sous la direction de ma famille. Vu comme cela c'est sûr qu'il aurait fallu réfléchir à deux fois avant de s'élancer dans un tel risque, se jeter dans l'antre des loups de manière si inconsidérée. Le fait qu'elle n'était pas de Dyonisis n'arrangeait pas à sa situation, pas du tout même. Parce que c'est une femme elle est mal vue par les autres, parce que c'est une inconnue personne ne souhaitera lui adresser la parole, parce qu'elle ne semble pas importante les gens l'oublieront avec les heures... Bien que je dise ça comme si c'était une réalité, j'étais bien là en face d'elle. Je la regardais avec curiosité, l'interrogeais avec intérêt, lui donner une place importante dans la conversation. Puisque même en l'empêchant de répliquer en me tirant dessus, je ne la bloquais pas d'une toute autre prise physique avec mon autre main ou mon corps entier. Alors pourquoi ce sentiment de rejet ? Pourquoi quand je la regardais sans bouger, j'avais l'impression de faire face à une poupée brisée ?

Les femmes sont des mystères à mes yeux, selon l'environnement où elles vivent elles peuvent avoir un comportement totalement différent. Ma mère est une femme dyonisienne, ayant subis par le passé le mauvais regard des hommes jusqu'à ce qu'elle rencontre mon père, avec qui elle avait enfin pu débuter une vie romantique, blablabla détails à l'eau de rose et etc... C'est une femme gentille et inoffensive, amicale avec les autres comme avec moi, son fils, bien que je sois un homme. Ma sœur d'un tout autre côté... C'était difficile à expliquer. Elle a reçu l'éducation que j'aurais dû recevoir depuis mon enfance, elle a pris le rôle du futur successeur de l'ordre des Dragons. Lorsque je la rencontre, je peux voir une certaine froideur se dégager de son regard, comme si elle rejetait mon existence toute entière. Est-ce vraiment parce que j'étais faible à l'époque ? Je ne sais pas... Je ne sais pas lire dans le cœur des autres, car j'ai bien trop souvent fermé le mien du mieux que je le pouvais. Puis j'en viens à rencontrer ce nouveau type de femme, une femme venant d'un tout autre continent certainement, semblant haïr le système de Dyonisis et moi par la même occasion.

Je ne sais pas si dire que je l'ai coupé dans son méfait était une bonne raison pour me détester, mais en tout cas elle semblait vraiment m'en vouloir. Alors que j'attendais une réponse, je la vis prendre dans son dos une seconde arme à feu, me prenant par surprise. J'haussais les sourcils en essayant de me décaler de la ligne de mire, du mieux que je le pouvais, puis ce fut le coup de feu. Je sentais la balle touchait mon épaule, l'entaillant sans la pénétrer. Cela brûlait et saignait pas mal, et j'essayais de stopper le saignement en faisant pression avec mon autre main, laissant la possibilité à la voleuse de m'échapper et de sortir violemment de la réserve.

▬ ATTENDS ! lui criais-je dessus, sans que ma voix ne semble l'atteindre.

Pourquoi avait-elle réagit de manière si agressive ? Avais-je laissé à penser que je l'attaquerais ? Impossible, j'avais posé mon sabre Ciel au préalable, et je n'avais aucune autre arme sur moi. Ce n'était pas comme si j'avais posé une question gênante ou autre... Décidément je ne comprenais rien aux femmes. Je soupirais en plaquant mon dos contre le mur le plus proche, saisissant ma serviette au sol afin de m'en servir en guise de bandage, stoppant plus facilement le saignement. Je ramassais mon sabre qui était au sol et sortait de la réserve, une expression dure s'affichant sur mon visage. Pour le coup j'étais vraiment, vraiment en colère. Je pensais régler cette histoire facilement, sans causer d'accidents majeurs qui pourraient alerter tout le manoir. Je me suis bien planté du coup, l'intrus était d'un tout autre avis. Je voyais les recrues courir dans les couloirs dans la direction qu'avait prise la demoiselle en fuite, le garçon avec qui j'avais discuté quelques minutes auparavant se représentant devant moi.

▬ Sir Leonhard ! Vous allez bien ?!

▬ Oui, ce n'est qu'une blessure superficielle. L'intrus a beau être armé, ce n'est qu'un amateur. Vers où se dirige-t-elle ?

▬ L'intrus a été repéré dans les jardins entre le manoir et la tour extérieure !

Ainsi elle se dirigeait – sans le savoir sûrement – vers la tour extérieure. Je me demande bien pourquoi cette tour attire autant les femmes. Je soupirais en passant ma main sur mon front, frottant ensuite mes yeux avant de marcher en direction de la tour.

▬ Je m'en vais la capturer, je n'accepterait pas le fait que nous perdions plus de temps là-dessus.

En réalité je souhaitais la stopper au plus vite avant que Catherine ou même mon père ne soit impliqué. Il est évident qu'ils ne laisseraient pas une voleuse vivre plus d'une seconde dans le domaine des Dragons, sans parler que c'est une femme étrangère à ce pays. Je me dépêché en accélérant le pas, ouvrant la fenêtre la plus proche afin de sauter du premier étage et attiré dans le jardin, courant directement en direction de la tour. Si elle s'est dirigée vers les jardins, elle a dû passer par l'entrée reliée au manoir – qui sera sûrement gardée par des gardes – et donc devait se dirigeait vers la tour. Afin de la surprendre avec un coup d'avance, je courais du plus vite que je le pouvais, stoppant net sur l'entrée de la tour et me retournant. En effet je la voyais, elle aussi courait de tout son saoul dans ma direction. J'ai été amical jusqu'à maintenant, mais je ne pouvais plus tolérer un tel comportement.

Je devais en finir vite et de manière non-létale si possible. Cela m’ennuierait de faire couler plus de sang inutilement. Soupirant encore une fois, je retirais la veste qu'elle m'avait lancée à la figure tout à l'heure, commençant à me ruer vers elle. Mon regard neutre changeait pour un regard beaucoup plus froid et intimidant, ce n'était plus l'heure à la discussion. Elle m'avait attaquée, je devais répliquer. Je lançais la veste sur elle avant de ne l'atteindre, essayant de lui couper la vue. Je savais qu'elle était armée de pistolets, et qu'elle essayerait probablement de les utiliser en se servant de la distance pour m'avoir. C'est ainsi que je mis à glisser sur mes genoux, armant mon bras avec lequel je tenais Ciel et frapper dans l'estomac de la voleuse, avec le bout du fourreau. Avec une telle force, elle devrait rapidement s'évanouir sous le choc occasionné.

▬ Je n'ai pas envie de faire ça, mais tu m'y as forcé, voleuse.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 21 Déc - 22:23


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Je courrai. Aussi vite que je pouvais. J’essayais clairement de sauver ma peau. Je voulais juste manger et partir merde ! Les sauvages étaient derrière moi. Puis brusquement je vis la tête blanche me foncer dessus. J’étais étonnée. Il devait m’en vouloir pour l’avoir blessé. C’est tout ce qu’il méritait ! Parce que les remords et les rancœurs je ne connais pas. Je ne peux pas connaître. Je ne pouvais pas m’arrêter alors que les sauvages étaient derrière moi. Alors je lui fonçais dessus. Bien sûr j’avais essayé de le contourner mais c’était peine perdue avec ma veste qu’il me balançait en pleine figure. Je ralentis brusquement. Puis je sentis quelque chose de froid au niveau de mon abdomen. Mes paupières se fermaient toutes seules tandis que l’autre pervers me disait quelque chose que je n’avais pas entendue.

Je me réveillais brusquement. Je ne pouvais plus bouger. Je tournais ma tête pour observer mes poignets : enchaînés. Les chaînes étaient reliées au mur. C’était la même chose pour mes pieds, au niveau de mes chevilles. J’essayais de me relever : je tombais immédiatement au sol. Les chaînes étaient trop courtes. Je fis une grimace. Les barreaux étaient en pierre. Il y avait juste une porte métallique pour faire entrer les prisonniers. Qu’est-ce que je faisais là ? Ils vont m’exécuter ? Moi, mourir dans un pays de paysan ? Etrangement cette idée me fit rire. Je perdais la tête. Autour de moi n’y avait que de la pierre et un noir complet.

J’étais seule. Personne ne pouvait me sauver. Personne n’était près de moi. Pourquoi ce garçon ne venait-il pas ? Pourquoi est-ce qu’il ne me retrouvait pas ? Pourquoi ne me cherchait-il pas ? Pourquoi ne me sauvait-il pas ? Pourquoi est-ce que c’était le seul homme qui pouvait poser ses mains sur moi sans que mon corps le rejette ? Pourquoi est-ce que j’étais toujours trahie ? Pourquoi la solitude me suivait-elle ? Pourquoi je devais toujours m’en sortir seule ? Pourquoi j’aidais les autres sans retour ? Pourquoi est-ce que je négligeais ma propre personne en accordant de l’importance aux autres alors qu’eux-mêmes ne m’en accorde pas ? Pourquoi est-ce que je ne suis importante pour personne ? Pourquoi est-ce que personne ne peut me soutenir, être sincère avec moi et m’aimer ? N’importe quel amour m’irait. Qu’il soit amical ou amoureux. Je m’en fiche. Je veux juste que l’on m’aime.

Je ne ressentais rien. Pourtant j’avais l’impression de me torturer toute seule en pensant à tout cela. Ma vie défilait devant mes yeux. Mon père qui me faisait des cadeaux en me tapotant la tête, ma mère qui amenait un homme à la maison et qui m’en jetait, ma vie de nomade chez mon amie, mon adoption, l’enlèvement, la tentative de fugue, les viols, mon sauveur …. Puis ma vie vide de nomade. Sans oublier le Diable. Quel Diable de merde !

Brusquement je réagis en pensant à ce garçon. Je n’avais plus aucune arme sur moi. Plus de dague. J’avais beau tirer sur les chaînes, je n’arrivais pas à atteindre mon bassin. Plus de sacoche non plus. Je saignais légèrement au poignet, j’avais trop forcée. J’en fichais. Je ne ressentais rien. Mise à part un vide qui grandissait brusquement en moi. Un gouffre. Les abysses venaient de prendre vie. Pour la première fois. Et ça n’allait pas être la dernière.

Puis je vis une lumière et entendit des bruits de pas. Je ne pouvais … rien faire. Alors j’attendis. Et une fille en armure apparut en face de moi. En armure ?! C’était la première fois dans ce pays que j’en voyais une. Elle était jolie, de visage. Elle ouvrit la cellule et entra, approchant son visage du mien. Sans doute pour mieux m’analyser. Je fis de même avec elle. Et j’avais beau la regarder, je la trouvais vachement jolie. C’était la première du pays à être aussi jolie tiens ! Être emprisonnée avec une fille ne me gênais pas. Mais je ne voulais pas que l’autre con arrive. Il avait osé poser ses sales mains sur moi. Le salaud.

« On va m’exécuter ?
- Ça dépendra de ce que Léon dira à père. »

J’étais tombée sur sa sœur. Elle ne lui ressemblait pas du tout. Elle était plus douce. Elle m’envoutait presque. Cette fille pouvait me faire changer de bord. Même si je n'en ai plus actuellement.

« Où sont mes armes ?
- Hors de ta portée. Qu’est-ce que tu faisais sur notre territoire ?
- De base je suis venue piquer de la nourriture, j’avais faim. Mais Léon est intervenu et ça c’est mal fini.
- Pourquoi ici et pas ailleurs ?
- Ici c’était plus grand, plus attirant. Du moins jusqu’à ce que je vois ton frère.
- Qui es-tu ?
- Lie Volokine, originaire de Westeria. »

Elle n’était pas méchante. Elle n’était pas menaçante avec moi. J’appréciais son comportement. Puis un autre bruit se fit entendre. Ce fut l’entrée en scène de l’autre abruti.

« Garde-moi enchaînée ici si tu veux mais ne le laisse pas faire un pas de plus ! »

Non, même sa vue me dégouttait. Je lui lançais à nouveau un regard noir. Qu’il ne m’approche pas. J’étais sans défense. Je ne supporterais pas l’idée qu’il fasse un pas de plus.

« Je hais les hommes. » murmurais-je, inconsciemment.

La fille se releva, elle m’avait entendu, elle devait m'avoir comprise. J’étais comme un chien enragé. Elle m’enferma, ne laissant pas Leonhard entrer dans ma cellule. Je voulais la remercier mais ce n’était ni le lieu ni le moment. Ce n’était pas en montrant les crocs que j’allais m’en sortir. Je suis sûre qu’on va me tuer puisque j’ai blessé l’autre con. Il avait un bandage à l’épaule, ma balle l’avait touché. J’allais vite perdre la vie.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 21 Déc - 23:10


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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***Quelques heures plutôt***

Après avoir clairement touché la voleuse, je la voyais qui tournait subitement de l'oeil, commençant à tomber. Je me relevais rapidement afin de la saisir par l'épaule et lui éviter une chute. Je la regardais alors, voyant qu'elle était inconsciente, évanouie. Elle était plus légère que je ne le pensais, et moins résistante aussi. Peut-être était-ce pour cela qu'elle recherchait de la nourriture de manière si désespérée, elle devait avoir l'estomac bien vide depuis quelques temps désormais. Je soupirais assez fort cette fois-ci, me demandant bien pourquoi il fallait que cela tombe sur moi ce genre d’événements. Je rangeais Ciel à ma ceinture dans mon dos, passant ma deuxième main sous les jambes de la voleuse afin de pleinement la porter dans mes bras, marchant en direction de l'entrée du manoir. Ce n'était que pendant quelques instants, mais j'observais son petit corps qui semblait fragile, son visage aux traits fins. Elle était jolie, voir mignonne... Enfin je dis cela mais que pouvais-je bien dire d'autre ? Je ne me suis jamais retrouvé à commenter l'apparence d'une femme, et encore moins une femme qui m'a blessé physiquement. Il y a bien Catherine mais elle c'est différent... C'est ma sœur jumelle après tout.

Quant à elle, elle était une parfaite inconnue. Une belle et parfaite inconnue... Je secouais la tête de droite à gauche, m'évitant d'imaginer des choses, restant concentré sur ce qui allait se passait à présent. Car je l'ai capturé, certes, elle respire encore, certes, mais les autres voudront probablement la punir de mort. Si elle n'avait pas autant attirée ma curiosité, j'aurais sûrement pour cette peine vue que la criminelle aurait été quelqu'un que je n'aurais pas rencontré. Alors que je remettais la voleuse aux mains des soldats en leur ordonnant de la transporter dans les cachots, je sentais un frisson parcourir mon dos alors que je me retournais, mes yeux faisant face au problème majeur que j'allais devoir gérer à partir de maintenant.

▬ Père... Pouvons-nous parler ?

▬ … Je t'écoute.

***A présent***

Je marchais le long des escaliers qui menaient aux étages inférieurs, dans les sous-sols du manoir. Les couloirs étaient illuminés par des torches accrochées aux murs, apportant la vision sur ma route vers là où se trouvait désormais la voleuse. Mon père n'avait cessé de m'observer avec ses yeux froids dont j'étais tellement habitués. Il ne savait pas encore que je n'avais plus un corps si faible, mais son opinion sur moi changera-t-il une fois qu'il le saura ? Et s'il me pose des questions, que pourrais-je répondre ? Que j'ai fais un pacte avec un démon afin de survivre ? Non, ce genre de secret je ne pouvais l'avouer à personne. S'il existe bien un être qui puisse accorder n'importe quel vœux à qui le souhaite, le monde finira par changer un jour. Et cela pourrait bien être l'enfer sur terre... Enfin, je me projetais tellement loin dans l'avenir que je remarquais à peine que je venais d'arriver devant la pièce où se situait la capturée. Était-elle réveillée ? Je n'en avais aucune idée. J'ouvrais la porte, y voyant Catherine proche de la voleuse. Que pouvait bien faire ma sœur ici ? Je n'eus le temps de réfléchir à la question que je fus confronté au regard sombre et froid de la voleuse, suppliant ma sœur de ne pas me laisser l'approcher.

« Je vois, elle aussi me hais... » pensais-je silencieusement, me contenant de revêtir ce regard neutre qui me caractérisait si bien.

J'observais ma sœur jumelle sortir de la cellule, refermant derrière elle avant qu'elle ne m'adresse un regard sans sentiment, celui qui n'exprimait rien.

▬ Catherine.

▬ Leonhard.

« Leon ! » … Pourquoi quand je la voyais je me remémorais de l'époque où elle m'appelait ainsi, le sourire d'un enfant sur les lèvres ? Pourquoi était-ce les souvenirs les plus douloureux qui subsistaient en nous ? Beaucoup trop de questions sans réponses... Elle passa son chemin, quittant la pièce, me laissant seul avec une personne qui me déteste. Je restais un moment, silencieux, baissant les yeux sur le sol. Peut-être que l'on pouvait lire une pointe de tristesse dans mon regard, après tout la seule chose que m'évoque cette soirée, c'était cette simple conclusion : personne dans ce monde ne souhaitait de moi. Je finis par souffler un léger rire, probablement inaudible, un sourire fin aux lèvres. C'était plus simple ainsi, oui. Je n'étais plus malade, j'étais encore en vie, j'ai encore une vie à savourer. Ce n'était pas comme si j'avais eu une famille soucieuse de mon état quand j'étais malade, alors qu'ai-je à perdre autre que ma vie ? Telle était la question. Rien, en effet. Je faisais de légers pas en avant, regardant cette demoiselle que je qualifiais de poupée brisée. Une impression qui restait alors gravé dans mon esprit. Je finis par lui adresser ces quelques mots :

▬ Dis moi... Si on ne vit que pour mourir un jour, à quoi sert la vie ? Est-ce que nous continuons de vivre parce que nous avons le courage de vivre jusqu'au bout, ou parce que l'on a peur de mourir tout de suite ?...

Encore cette question... C'était la même question que j'avais posé à ce démon venu de nul part, ayant changé mon destin une fois. Lorsque je revois cette femme, j'ai l'impression de me revoir sur mon lit d'hôpital, à attendre la mort, lentement, tout seul... Je posais un genou au sol, posant ma main contre les barreaux en cherchant ses yeux de mon regard.

▬ Signe un contrat avec moi, et tu vivras. Tu as le droit de me haïr, c'est un choix que je respecte, mais quand on n'a pas la force de survivre par sois-même, on se doit de laisser les autres nous sauver sans poser de questions. Ce que j'essaye de faire depuis le début.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Lun 22 Déc - 17:43


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


La fille s’appelait Catherine. C’était un joli prénom, plus joli que Leonhard déjà. Enfin bref, je ne vais pas blablater là-dessus longtemps, ça n’en vaut pas le coût. Elle sortit et brusquement la tension montait entre elle et son frère. Ils s’entendaient mal ? Pourtant elle n’était pas comme cela avec moi. Elle était étrange. Bien sûr, elle finit par m’abandonner avec lui – à mon grand regret. Il s’agenouilla, me fixant. Je ne tournais pas mon regard, je n’avais pas honte de ce que j’avais fait, j’assumais parfaitement tout ce qui arrivait et mon statut de voleuse. Et je  le vis bien, souci ?!

Leonhard me posa une question. Pourquoi vivre ? Parce que l’on a le courage de le faire ou parce que l’on a peur de la mort ? Personnellement j’opte pour la troisième option : Parce que l’on a quelque chose à faire. Moi je ne vis que pour retrouver mon père et mon sauveur dont je ne connais même pas le prénom. Je le cherchais partout dans le monde, je ne sais pas où il vit. Et c’est pour cela que je vis. Pour lui. Pour eux. Pas pour moi.

« On vit pour un objectif. Pas pour le plaisir ou la peur. Uniquement pour faire quelque chose. Rien de plus. La vie n’est pas quelque chose d’intéressante en soi. »

C’était ma vision des choses et je n’allais pas le forcer à me suivre dans ma façon de penser. En me posant cette question, il ressemblait à un petit gamin perdu. Quelqu’un qui se cherche encore. Ou qui ne s’est pas trouvé, au choix. En fait c’est comme s’il n’avait pas encore grandit dans sa tête. Qu’il était fragile et que le simple fait de le rejeter le vexait. En fait, brusquement, à mes yeux il apparut comme un enfant solitaire. Sans personne pour le soutenir. Même sa propre sœur ne lui adressait pas un mot, après tout elle ne lui avait rien demandé quand il était là. Je trouvais ça triste pour lui mais l’empathie dans ce genre de situation ça ne me connait pas. Moi cruelle ? Non, je n’ai juste plis de sentiments négatifs, alors ne m’en voulez pas.

Toujours derrière les barreaux, il respectait mon choix de ne pas l’avoir dans la même cellule que moi. Il me fit une proposition …. Surprenante. Lui, me protéger ? Il voulait passer un contrat avec moi. Il voulait me protéger. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il avait à y gagner ?

« Tu te prends pour le Diable ? »

Je ne pus m’empêcher d’afficher un sourire sournois. Un rictus malfaisant apparut sur mes lèvres et ce contre mon gré. Je me demandais bien à quoi j’allais pouvoir lui servir à cette raclure. Qu’est-ce qu’il me voulait bon sang ?! J’avais beau retourner la situation dans tous les sens, je ne voyais pas.

« Qu’importe ton prix, j’accepte. Mais je veux mes armes. Mes dagues. »

On risquait de se prendre encore le chou s’il refuse. Mes dagues sont précieuses. Certes je ne ressens pas cette panique que j’aurais dû ressentir. Je ne ressens rien. Un simple vide que je commençais sérieusement à trouver oppressant. Je voulais mes armes. Mes dagues. Il me les a offerts. Je dois en prendre soin. Je ne conçois pas l’idée que quelqu’un les ai dans les mains. Je m’étais calmée pour lui répondre, gardant un air sérieux, perdant mon rictus. Je n’avais pas d’autre choix que d’accepter. Je compris son message, il était très clair : c’est ça ou la mort. Et je ne peux pas me permettre de perdre la vie maintenant. Pas tant que je ne l’aurais pas trouvé. Pas tant que j’aurais un but dans la vie.

J’avance dans la vie seule. J’avance dans la vie avec un garçon en tête. J’avance dans la vie avec un vide dans mon cœur.

« Qu’est-ce que je vais devenir, ici ? »

J’espérais bien vite payer cette foutue dette et m’en aller le plus vite possible. Non je n’arrivais pas à passer outre les regards humiliants des hommes vis-à-vis des femmes. J’avais cette impression d’entrer en enfer. Dans quelle merde je venais de me mettre, sérieusement ? Je soupirais, il allait me sortir de là. Je devais prendre sur moi. Je ne devais pas lui faire plus de mal ou c’est ma tête qui tombe. Je fermais les yeux, j’essayais de me calmer. Ça allait être difficile. Je déteste que les hommes me touchent. TOUS les hommes. Sauf mon père. Et mon sauveur. Ce garçon aux bras si doux. Au parfum si enivrant. Je devais faire un effort désormais. Je risquais de passer un moment dans ce pays d’arriérés, je devais prendre sur moi au moins pour bien m’entendre avec Leonhard. Parce que c’était lui qui me sortait de ce trou. Je ne sais pas comment il a réussi son coup et je ne veux pas savoir. Pourquoi ? Parce que quelque chose me dit que ça risque de m’énerver et que je risque de m’en prendre à lui.

Un garde apparut avec des menottes. Où est-ce que l’on allait m’emmener ? Il appelait Leonhard en lui montrant les menottes. Je fronçais à nouveau les sourcils. Je ne suis pas si dangereuse que ça quand même ! J’avais l’impression d’être la pire des criminelles alors que ce garde me regardait de travers. J’avais vraiment envie de lui arracher ses yeux et de les lui faire bouffer ! Mine de rien je passais pour une femme violente dans ce pays. Alors qu’eux à mes yeux passaient pour les pires misogynes de la pire espèce. Très positifs tout ça. Je soupirais. J’avais hâte que ça se termine enfin. J’étais fatiguée et j’avais faim. D’ailleurs mon ventre ne manquait pas de me le faire savoir.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Lun 22 Déc - 19:11


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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La voleuse prit la peine de répondre à ma question sur la vie et la mort, y apportant une nouvelle option. Elle affirmait que nous vivons pour le but que nous nous sommes donnés, que nous avons un rôle à jouer. « La vie n'est pas intéressante en soi ». C'était une vision qui attirait mon attention, bien que je savais très bien que c'était une vue bien limitée sur la vie en elle-même. Vivre pour un but en particulier ? N'est-ce pas la même chose que de prendre la plus petite lame contre la plus résistante des armures ? Si nous ne vivons que pour jouer un rôle, alors je ne peux que répliquer par une telle question : et après ? Lorsque nous avons réussis notre mission – ou pas – sommes nous prêts à mourir en paix ? C'était... Limité, vraiment limité. Je pense que ni sa vision de la vie ni la mienne en ce moment ne puisse répondre clairement à « pourquoi vivre ? ». Je ne disais donc rien, silencieux face à sa réponse, créer le débat tout de suite n’amènera rien de bon, et ce n'était pas le bon endroit pour.

Je regardais droit dans les yeux francs et le faux-sourire de la femme, ne sourcillant pas un seul instant lorsqu'elle prononça le mot « Diable », supposant que je me prenais pour lui. Le Diable... Le maître des démons, probablement celui qui m'avait rendu visite dans cette chambre d'hôpital il y a quelques temps déjà. Néanmoins, à quoi pouvait bien penser cette voleuse, alors qu'elle me fixait de manière si sombre. C'est comme si elle m'accusait de lui avoir volé son âme, et plus encore. Elle ajoutait qu'elle acceptait, peu importe le prix, tant que je lui rendais ses dagues. Parlaient-elles de celles qui se trouvaient sur la table à côté ? Sûrement, elles devaient être importantes pour elle si elle les demandes dans une telle situation. J'haussais brièvement les épaules, répondant simplement :

▬ Je ne sais pas encore à quoi tu pourrais bien servir, alors en attendant je ne vois pas d'inconvénient à te rendre tes armes. Sauf tes pistolets bien entendu.

La raison du pourquoi ses pistolets était claire et simple : ce n'est pas une arme qu'on peut facilement utiliser lorsqu'on ne sait pas s'en servir. Le plus terrifiant chez les armes à feu ce ne sont pas leur puissance, mais la facilité de transformer quelqu'un en un meurtrier, et à le laisser y prendre goût s'il n'arrive pas à se contrôler psychologiquement. C'est pour cela que je déteste devoir faire face à des personnes maniant des armes à feux, plus ils tuent avec et plus ils se reposent là-dessus, donc plus ils plongent dans la barbarisme incarnée. Enfin bref, la demoiselle posait une question intéressante pour une fois : qu'allait-elle devenir. C'était vraiment une bonne question...

▬ Mon invitée je présume. J'imagine que ce serait trop pénible de faire de toi une servante et encore plus de te faire travailler pour nous. Alors éviter de blesser quelqu'un ou de t'enfuir inutilement pour le moment, c'est plutôt raisonnable n'est-ce pas ?

Un garde arrivait ensuite, me proposant des menottes. Je jetais un rapide coup d'oeil en direction de la demoiselle en détresse, voyant bien la colère noire qui animée son regard. Je soupirais en rejetant la proposition du garde d'un signe de la main, prenant les clés de la cellule et l'ouvrant, les dagues de mon « invitée » en main. Si je voulais espérer la calmer, je devais lui montrer un signe de paix, en quelque sorte. Comme pour calmer un animal en colère, présentez-lui sa nourriture préférée ou rendez-lui son enfant. C'est ce que je faisais en déposant devant elle ses dagues, passant ensuite les clés sur ses menottes pour la libérer avant de lui tourner le dos et commencer à sortir.

▬ Ne perdons pas plus de temps ici.

J'ouvrais la marche, la laissant me suivre à la distance qu'elle souhaitait, j'avais bien compris que la contraindre à faire des choses en plus ne ferait qu'attiser sa colère, et je n'avais pas du tout envie de me prendre un coup de poignard dans le dos en ce moment, pas après avoir pris une balle dans l'épaule quelques heures plus tôt. Il était assez tard désormais, les seuls recrues que nous croisions étaient celles en rondes, informées de la situation actuelle. Je m'arrêtais devant ma chambre, ouvrant en grand la porte avant d'entrer dedans, faisant signe à la demoiselle.

▬ Tu resteras ici pour ce soir. C'est ma chambre donc personne ne viendra te déranger au milieu de la nuit. Il doit y avoir quelques fruits à manger sur la table à côté de la fenêtre, sers-toi si tu veux.

Je déposais mon sabre Ciel sur le bord du lit, marchant en direction de la seconde porte dans ma chambre pour l'ouvrir, laissant un aperçu sur la salle de bain.

▬ Je dois me laver avant de prendre mes affaires et partir rejoindre les lits de la garnison dans le second étage. Tu es libre de te servir de la salle de bain si tu le désires, mais uniquement après que je sois sortis. Sur ce.

Je retirais le haut blanc que j'avais porté suite à l'accident de tout à l'heure, entrant dans la salle de bain et refermant la porte derrière-moi. J'étais sale et avait transpiré toute la journée. Je n'avais pas eu le temps de me rafraîchir ni de manger correctement après mes entraînements, mais à quoi bon cela servirait de lui dire cela, pour qu'elle me prenne en pitié ? C'était inutile. Je terminais de me déshabillait pour commencer à allumer l'eau chaude et me détendre pour quelques temps...


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mar 23 Déc - 18:01


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Leonhard fit partir le garde sans prendre les menottes. Je trouvais ça … louche. Après ce que je venais de lui faire, il ne s’inquiétait pas que je recommence ou que je me sauve à nouveau ? Vraiment, ce mec est louche. Je n’arrivais pas à le blairer. Dans tous les cas, il accepta de me rendre mes dagues et non mes armes à feu. J’étais … Soulagée d’avoir mes dagues. Une vague de bonheur s’emparait brusquement de moi alors que je m’empêchais de sourire. Il me rendait mes dagues, c’étaient les plus importantes à mes yeux. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans elles. Ces dagues sont plus de banals souvenirs. Elles m’aident à me souvenir de lui et à rester forte pour lui. Ça me rappel un héros, mon héros. Il m’avait offert une seconde chance et je ne pouvais pas la gâcher. Il m’avait offert les dagues pour que j’apprenne à me protéger. Jamais je ne pourrais rencontrer un homme comme lui. Je le cherchais. Et qui sait, peut-être me trouvera-t-il grâce à ces dagues si spéciales pour nous ? Oui j’ose enfin dire nous. Parce que c’est lui et moi. C’est lui qui me les a offertes. Je ne fis aucune objection concernant les armes à feu. Il voulait sans doute me les rendre avant que je ne quitte enfin ce territoire. Sauf que je ne savais pas quand est-ce que j’allais partir.

Il me dit que ça serait difficile de me faire travailler et de faire de moi une servante, que je serais donc une invitée. Il me demanda de ne pas me sauver et de ne blesser personne. J’haussais les épaules, je ne prie pas la peine de lui répondre. À quoi bon à part nous disputer à nouveau ? J’avais envie de me reposer, pas de me prendre la tête avec un misogyne. Il me libera en me disant que nous n’avions plus de temps à perdre ici. Moi je n’ai plus de temps à perdre dans ce pays plutôt ! Mes dagues enfin en mains, on avançait. Je mis plusieurs mètres entre lui et moi. Je ne voulais pas qu’il m’approche. Il avait fait assez de dégâts de comme ça. Surtout que je ne savais pas où est-ce qu’il m’emmenait encore ce bougre. Néanmoins je ne posais pas la question, je verrais bien une fois arrivée à destination. Il ouvrit grand une porte et me fit signe d’entrer. J’hésitais. Clairement. J’avançais néanmoins à reculons, lentement. Non je n’étais pas pressée d’entrer dans cette pièce. Il me dit que c’était sa chambre, que j’allais dormir ici cette nuit et qu’il y avait de la nourriture si j’avais faim.

J’ouvris grand les yeux. J’observais cette grande chambre tout en tournant autour de moi. La chambre avait une décoration simple, pas trop chargé mais je trouvais ça tellement élégant ! Même moi je n’avais jamais eu une chambre comme ça ! C’était très beau, je ne pouvais pas cracher là-dessus. Les fruits me tentaient bien mais après cette dure journée la seule chose que j’avais envie de retrouver était un lit douillet. Il allait dans la salle de bain en me disant que je pouvais m’en servir si je le voulais. Seulement une fois sortis. Comme si j’allais le violer, non mais je rêve ! Je ne fis aucune remarque encore une fois et haussait les épaules. Quand il se tourna je remarquais toutes les cicatrices qu’il avait au dos. Ça devait être un bon combattant. Je soupirais en m’allongeant sur le dos sur ce lit. Il était dur, comme je peux les aimer. J’attendis un moment en fermant les yeux. Je pouvais enfin me reposer tranquille. Mes dagues étaient sur la petite table de nuit qu’il y avait à côté du lit. Je me détendais, rien ne pouvait me faire autant de bien à ce moment-là qu’un petit somme. Une petite sieste, le temps qu’il se douche et s’en aille et je prendrais la mienne pour ensuite aller me coucher, toute propre. Parce que je commençais à légèrement fouetter avec cette course-poursuite à laquelle j’avais eu le droit. Et ça ne sent pas super bon non plus dans les cachots.

J’attendais vraiment qu’il sorte pour le remercier. Perturbant non ? Je ne suis pas de ceux qui crachent sur les services qu’on leur rend. Il m’aidait et ce même si c’était à cause du contrat que l’on a signé. Après tout c’était lui qui m’avait proposé ce contrat au lieu de me faire tuer. Je ne pouvais que le remercier, sincèrement. Je me roulais en boule sur le lit alors que je ne me rendais pas compte que j’avais déjà sombré dans les bras de Morphée et que je ne voulais plus les quitter. Cette nuit-là je fis un rêve étrange. Je rêvais que quelqu’un me sauvait la vie alors qu’il n’y avait aucun danger. Je tournais de sens dans le lit, tirant la couverture sur moi pour ne plus avoir froid. Puis dans mon rêve, pour la première fois, mon père apparut. Je n’avais pas entendu Léonhard sortir de la salle de bain et de la chambre. Je n’avais pas vu le temps passé qu’il était déjà le lendemain, le soleil venant brusquement me frapper en plein visage. J’avais bien dormi. Je me levais donc, les cheveux dans tous les sens et allait à mon tour dans la salle de bain. Je me déshabillais, laissant mes vêtements traîner au sol et laissait couler l’eau froide sur ma tête un long moment, fermant à nouveau les yeux pour me relaxer sous une bonne douche froide. Ca réveille de bon matin. J’étais tellement dans ma bulle à ce moment-là que je n’entendis pas la porte de la chambre s’ouvrir.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mar 23 Déc - 19:27


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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Je gardais la tête contre la paroi de la douche, laissant cette eau chaude couler sur moi, ne la rejetant pas, ne bougeant pas, lui permettant de faire son chemin de vie. Cela semblait idiot mais cette position m'aidait à me détendre de manière efficace, laissant le temps passer, lentement. Les secondes deviennent des minutes, puis une dizaine de minutes passées, puis deux etc... Au final le temps me filait entre les temps et ce n'est qu'au bout d'une sacrée demie-heure que je remarquais que j'étais encore dans la douche. Je me redressais brusquement, observant mes mains puis ma blessure à l'épaule, soupirant. Je prenais la peine de passer du savon sur le corps, faisant fuir toute la crasse que j'avais accumulée toute la journée, ressortant propre. Je ressortais de la salle de bain tout frais et propre, habillé de la même façon que toute à l'heure : torse nu avec juste une serviette sur les épaules. Mes cheveux encore mouillés serpentaient sur les bords de mon visage et de ma nuque, tandis que je remarquais que la voleuse était déjà en train de dormir.

Je ne voyais pas de restes de fruits sur la table ou autre, s'était-elle endormie sans même en manger une ? Je pensais qu'elle aurait plus faim que cela, au vu de tout l'embarras qu'elle a causé pour satisfaire sa gourmandise aujourd'hui. Je redressais mes cheveux avant de marcher vers mon armoire, l'ouvrant délicatement pour y piocher un haut et l'enfiler à la suite, récupérant mon sabre. Il avait dû tomber par terre vu que je l'avais déposé contre mon lit, mais comme mon invitée y séjournait désormais... Enfin bref, je me contentais de sortir de la chambre sans faire de bruit puis je me dirigeais vers le second étage. Là-bas j'y trouvais rapidement un lit libre, non loin de l'équipe de recrues avec qui j'avais combattu dans les mines d'Elios il y a de cela une semaine. Heureusement qu'ils dormaient déjà, car je voyais déjà venir les très nombreuses questions sur ce que je venais de faire ce soir... Car oui, le fait que je pardonne la vie d'une voleuse est quelque chose qu'on ne me verra pas faire deux fois, je pense. Je me laissais tomber sur le petit lit d'une place, soufflant. Enfin un peu de repos, je pense que je l'avais bien mérité, après tout ce remue-ménage, non ?...

J'ouvrais lentement les yeux au bruit du petit matin, ayant l'intime conviction d'être... Observé. Je frottais mes yeux délicatement avant de les poser sur les fameuses recrues que j'avais mentionnées plutôt. Je soupirais en voyant le jeune rouquin – celui qui était au final le plus proche de moi – me saisir par le col et me secouant légèrement, des larmes coulant sur ses lèvres.

▬ Comment tu as pu me faire ça, Leon ?! Tu as osé quitter notre cercle fraternel pour aller batifoler avec une femme !

▬ De qu... Quel cercle fraternel ?!

▬ Ne cherches pas à t'échapper ! Tu te souviens très bien de cette coupe d'alcool qu'on a partagée tous ensemble après avoir mélangé une goutte de notre sang dedans, sous la pleine lune à la tombée des étoiles filantes !

▬ Je peux savoir où tu es allé chercher autant d'idées farfelues, Adam ?!

De si bon matin je parlais fort contre cet ami que je m'étais fais suite à cette mission dans les mines. Il a beau avoir un an de moins que moi il était beaucoup plus insolent que toute l'équipe réunie ! Souvent nos opinions sont confrontés et nous avons l'habitude de nous disputer en voyant qui parle le plus fort, sauf que c'est toujours lui qui gagnait cette partie-là du coup je me rattrapais au combat, et c'est toujours moi qui remporte la bataille. Au final je ressortais de la pièce avec un certain mal de tête, soupirant bien fort... Il faut croire que les rumeurs vont vite, beaucoup trop vite... Je marchais en direction de la salle de manger, arrivant dans les premiers afin de vite prendre le petit déjeuner et de redemander une nouvelle part, prenant le tout sur un plateau que je transportais. J'entendais encore cet idiot d'Adam qui hurlait mon nom en ayant compris ce que je faisais, heureusement que la troupe le retenait car il n'aurait fait que me faire perdre encore plus de temps. Je marchais jusqu'à ma chambre, toquant une première fois... Ce n'est que maintenant que je remarquais que je n'avais jamais toqué à cette porte avant – ce qui était logique vu que c'était ma chambre. Il n'y avait aucune réponse, je toquais une deuxième fois avant d'ouvrir lentement la porte, entrant pour voir qu'elle n'était pas là.

Je fronçais les sourcils jusqu'à ce que j'entende le son de la douche dans la salle de bain. Elle devait être en train de se laver, vu qu'elle n'a pas pu le faire hier soir puisqu'elle s'était endormie. Je déposais le plateau avec le petit déjeuner dessus sur la grande table, m'installant sur le fauteuil et patientant... Ce n'était pas encore l'heure pour l'entraînement du matin, j'avais encore un peu de temps... Et puis si nécessaire ce sera, je pourrais toujours sécher quelques séries d'exercices pour rester avec mon invitée et éviter qu'elle ne se perde bêtement dans le coin. En y repensant, je ne pense pas qu'elle avait beaucoup d'affaires sur elle, ni d'habits de rechanges. Il ne faudrait pas qu'elle traîne avec ses vêtements habituels s'ils sont sales. J'ouvrais la porte en faisant appel au garde.

▬ Peux-tu aller chercher quelques vêtements pour femme ? Va voir auprès de ma mère si elle peut aider de ce côté-là.

▬ Compris.

Il partait donc alors que je refermais la porte, me réinstallant sur le fauteuil, patientant... Je posais ma joue contre mon poing, en espérant que le soldat arrivera vite avec de nouveaux habits. Je pense que la voleuse n'appréciera pas vraiment rester dans la même pièce que moi, en serviette... D'ailleurs, ceci mis à part, il faudra que je lui demande son nom. Et que je me présente correctement.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mar 23 Déc - 20:50


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


J’avais les yeux clos, profitant de ces perles d’eau froides qui me rafraîchissaient, qui me réveillaient, qui coulaient le long de mon corps si frêle. Honnêtement je n’avais pas envie de sortir de là. Je réfléchissais à tout et rien. Le temps passait et j’étais encore là, un petit sourire aux lèvres. J’étais contente d’être là. En même temps je ne peux que connaître les sentiments positifs. Il faut que je me force à tout trouver du positif dans tout. Par exemple si je tombe des escaliers, je devrais être contente d’être arrivée en bas plus vite. Surtout que même physiquement je ne sens rien. Je suis sérieuse quand je dis ça ! Je n’entendis pas la porte frappée et encore moins Leonhard entrer dans sa chambre. Parce que oui, même si j’avais dormi dans son lit ça restait sa chambre. Heureusement que j’avais fait son lit avant qu’il n’arrive. Je décidais de finalement me laver. C’était le savon de Leonhard, j’allais avoir la même odeur que lui. Cette idée me déplaisait mais je ne pouvais pas faire autrement. Je ne pouvais pas rester sale après tout. Alors je pris ma douche en prenant soin de moi. Une fois sortie j’enroulais une serviette autour de mon corps et une autre pour mes cheveux. Même en essayant d’y mettre tous les cheveux que j’avais je n’y arrivais pas. Je devais forcément les laisser pendre à quelques recoins de mon visage. Une fois sortie de ramassais mes vêtements que je pliais et mettais sur le côté. D’ailleurs après moi c’était mes vêtements et sous-vêtements que je lavais. Puis je les étendis à la fenêtre de la pièce.

Je sortis de la salle de bain alors que je n’avais pas remarquée que le propriétaire de la chambre était là. J’étais surprise et reculait de plusieurs pas. Non je ne pouvais pas rester en serviettes devant lui. Je rougis brusquement. C’était trop gênant. Je remarquais des vêtements à côté d’un plateau repas et prit rapidement les vêtements pour m’enfermer dans la salle de bain ensuite. Je soufflais un coup. Je n’osais même plus sortir, j’avais trop honte qu’il me voit dans cette tenue. Rapidement j’enfilais une robe noire qui avait un dos nu et qui descendait et traînait même au sol. J’avais même les accessoires qui pouvaient aller avec. Une ceinture en bronze avec un joyau bleu. Un collier en dentelle qui allait avec la robe, noir aussi avec quelques décorations dorées et des boucles d'oreilles bleues en plumes aussi. Et j’avais le droit à des plumes volumineuses bleues pour les épaules et une fleur blanche pour les cheveux. Je mis tout cela sur moi en me demandant si c’était du vrai ou du faux. Je ne pense pas que l’on va me donner des vêtements avec autant de valeur. La matière de la robe était douce, j’aimais beaucoup. Et j’avais le droit à des petites ballerines noires simples. Je ressemblais à une femme, ça me faisait étrange de me voir ainsi.

Spoiler:
 

J’ouvris la porte lentement, mon visage n’était plus aussi rouge que tout à l’heure. J’hésitais puis finis par sortir pour m’asseoir devant le plateau repas qu’il m’avait apporté.

« Bonjour. »

C’était la moindre des politesses de le saluer. Suite à ça je pris mon déjeuner en mangeant lentement pour déguster. J’avais tout manger. Même un fruit qui était à côté de moi qu’il m’avait proposé hier. J’étais enfin repue. J’étais pleine et se laissait tomber sur la chaise. Autant dire que je n’avais qu’une apparence de femme et non les manières. Je m’étirais ensuite puis fini par enfin, prêter attention à Leonhard qui était assis plus loin.

« Merci Leonhard. Pour tout. »

Je ne lui lançais pas un regard noir comme la veille. J’avais un visage neutre. Je ne fronçais pas les sourcils et je pensais vraiment ce que je disais. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans lui. Ah si. Je serais morte. Me dire que je lui devais limite la vie m’agaçais légèrement. Je ne voulais pas devoir ma vie à deux personnes. Mais je pouvais toujours changer ma version des faits à mon avantage en disant que c’est lui qui m’a forcé à être là. Dans tous les cas je risquais toujours la morte. Mais s’il ne m’avait pas empêché de fuir je serais déjà loin. J’en suis sûre. Je soupirais en pensant à ça. Maintenant j’étais sa prisonnière. Ou son pantin.

« Je suis Lie Volokine et je viens de Westeria. Je suis nomade et vis en volant les gens. »

Pour moi c’était ça ou la mort. Et je préférais vivre. Il savait maintenant qui j’étais, d’où je venais et pourquoi j’étais dans sa réserve de nourriture. Je me remis droite sur ma chaise et croisais les jambes. J’avais plusieurs questions à lui poser. Pourquoi faisait-il cela ? Qu’est-ce qui le poussait à m’aider alors que je n’avais rien à lui donner ? Est-ce que c’était de la pitié ?

« Qu’est-ce que l’on va faire ? Pourquoi tu me garde ici ? Tu ne vas quand même pas m’enfermer dans ta chambre ? »

D’ailleurs pourquoi sa chambre et pas une chambre d’ami ? Ce mec est vraiment suspect. Et surtout : comment avait-il fait pour que l’on me laisse en vie ? Mais bien sûr ! Peut-être que mon contrat sert à payer ce que j’ai volé à ce payer et que Leonhard n’est qu’un intermédiaire, d’où cette histoire de pacte ! Enfin bon, il ne fallait pas que je m’emballe, je ne savais encore rien de ce que cet homme voulait de moi. Je me relevais pour observer dehors, il n’y avait pas un seul soldat. Peut-être qu’ils s’entraînaient. Sur le coup je pensais à cette fille. Catherine. Est-ce qu’elle s’entraînait avec les hommes ? Avait-elle un traitement particulier ? Et ce Leonhard, qui était-il en vérité ?


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mar 23 Déc - 21:52


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
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Les minutes continuaient à passer, je restais assis sur le fauteuil, livre en main. Puisque je ne comptais pas aller à l'entraînement ce matin, autant faire passer le temps un peu plus vite avec de la lecture. L'histoire n'avait rien d'extravagant, loin de là, c'était une simple d'histoire d'un grand frère protégeant sa petite sœur fragile. Toute sa vie le jeune homme s'est juré de protéger sa sœur sans rien demander en retour, l'écartant des ennuis qu'un enfant pourrait rencontrer, la réconfortant lorsqu'elle pleurait et punissait ceux qui osaient la faire pleurer. Ils étaient heureux, eux... Mais ce n'était qu'une histoire comme une autre, la mienne est différente, voilà tout... C'était aussi simple que ça. Je refermais le bouquin en soupirant, me frottant les yeux avant d'entendre la porte de la salle de bain s'ouvrir, laissant l'opportunité à mes yeux de croiser ceux de la fameuse voleuse, habillée de simples serviettes... Bizarrement j'avais vu juste sur sa réaction : elle semblait paniquée et se dépêcha de récupérer les habits que ma mère avait passés au garde, et de retourner en quelques instants dans la-dite salle de bain. Décidément je ne comprenais pas une réaction si... démesurée. C'est comme le moment où elle m'avait aperçu torse nu, elle semblait très gênée de voir ma peau, était-ce si gênant que cela ? Difficile à dire lorsqu'on vit une vie de soldat comme moi.

Néanmoins, pour le peu que j'ai vu... Bien qu'ils furent majoritairement cachés par la serviette, je remarquais à présent ses formes plutôt... Intéressantes ? Non, ce n'est pas le bon terme... Volumineuses ?... Décidément je n'étais pas bon pour ce genre de choses, ils étaient attirants en tout cas... Je frappais mon propre front d'une tape afin de reprendre mes esprits, me demandant « Mais à quoi je pense sérieusement ? ». Pas le temps de prendre réflexion qu'elle sortait de la pièce, une seconde fois, cette fois-ci vêtue de vêtements... Élégants et gracieux. A la vue j'ouvrais assez grand les yeux, si surpris que j'en lâchais mon bouquin à la main, le bruit de la chute de ce dernier me ramenant à la réalité. Je toussotais en ramassant le bouquin, n'en revenant pas de ce qui apparaissait sous mes yeux.

« Pourquoi Mère a-t-elle choisie ces habits ?... » pensais-je en ne montrant pas le peu de désespoir qui grondait en moi.

Pour le coup j'étais celui qui était gêné pour l'avoir « guidé » à s'habiller de cette manière. Bien sûr que cela lui allait bien, trop bien même ! Elle ne ressemblait plus du tout à une étrangère, j'avais l'impression de faire face à une noble Dyonisienne... Que devrais-je dire ? Après tout elle a fait l'effort de s'habiller comme ça, ne devrais-je pas la complimenter ? Oui mais comment ? Ne risque-t-elle pas de mal le prendre ? Raaah tant de détails à prendre en compte...

▬ Bonjour.

Le son de sa voix me ramenait à la raison, me faisant redresser le regard sur son visage, croisant ses yeux qui, pour une fois, n'exprimait pas une quelconque haine. Un simple sourire se dessinait sur mes lèvres, me faisant reprendre mon sang-froid habituel. Oui je n'étais plus perdu désormais.

▬ Bonjour, cela te va à ravir.

Au final les mots sont venus naturellement, sortant de mes lèvres comme si ces dernières avaient attendu un long moment avant de pouvoir s'exprimer. Je poussais mon coude contre la table, le poing contre le visage, observant passivement la demoiselle manger. Je ne faisais pas attention aux quelques détails comme sa manière de manger ou de se tenir à table, en faite j'avais l'impression d'observer un élément inconnu, ayant fait irruption dans ma vie, et ayant attiré tout de suite mon intérêt. C'était sans arrières-pensées que je la regardais, sans dire un mot. Elle me remerciait, mes sourcils haussant légèrement à cette déclaration. Au fond peut-être qu'elle ne me détestait pas totalement, cette impression me rassurait un peu alors que je hochais légèrement la tête, en signe que j'ai bien reçu ses remerciements. Elle se présenta sous le nom de Lie Volokine, de Westeria. Lie... Elle s'appelait donc ainsi. Je passais bien outre la façon dont elle vivait, l'ayant compris depuis bien longtemps déjà.

▬ Je suis Leonhard Tempels, je suis le fils du dirigeant des Dragons à qui appartient cet immense manoir. Je vis en rendant service à qui le désire, contre une récompense.

Je me présentais comme elle l'avait fait, lui disant mon rôle dans ce manoir, l'étiquette que j'aborde chaque jours, chaque nuits. Je me levais de mon fauteuil pour tourner le dos à Lie, me dirigeant vers le placard où j'entreposais les boissons et en sortait deux verres ainsi qu'une bouteille avec un liquide rose dedans. Je remplissais les verres de la boisson sucrée, la tendant à Lie.

▬ Bois-en donc un peu, c'est de la Grenadine.

Pour venir de Westeria elle ne devrait pas être inconnue à cette boisson, vu que leur technologie surclasse de loin toutes celles des autres continents. Personnellement je me moquais bien de la technologie, à quoi bon faire des armes si elles peuvent tomber entre les mains de n'importe qui ? Si Westeria n'est pas autant réputé que Dyonisis pour sa puissance militaire, c'est qu'il y a bien une raison. Je portais le verre à mes lèvres pour boire une gorgée, appréciant le goût doux et sucrée de cette boisson, un rafraîchissant s'exerçant. Puis Lie posa quelques questions du genre « Et maintenant ? ». Je m'y attendais à vrai dire. J'étais surpris lorsqu'elle parlait du fait que j'allais l'enfermer dans ma chambre, me faisant sourire. Je riais légèrement avant de me poser contre la fenêtre, la regardant.

▬ J'aurais préféré te laisser dans une chambre propre à toi mais malheureusement les choses fonctionnent d'une manière assez... Spartiate dans ce manoir. Comme tu peux l'imaginer, nous avons de nombreuses chambres, et toutes ne sont pas occupées. Néanmoins, ces chambres vides sont réellement vides, il n'y pas de meubles ou autre.

Je marquais une pause, prenant une gorgée de la liqueur sucrée avant de reprendre mon explication.

▬ Les chambres sont attribuées aux recrues ayant montées en grades. Afin de prouver le dur labeur de leur travail, elles sont autorisées à utiliser une partie des récompenses de leurs missions afin d'aménager leurs chambres. Le manoir offre un toit mais les Dragons y vivant dedans doivent vivre par leurs propres moyens. Un guerrier ne doit pas vivre gratuitement dans le luxe.

Je terminais mon propre verre, le déposant sur la table avant de m'étirer et de faire quelques pas, prenant en main mon sabre par son fourreau et faisant signe à Lie.

▬ Jusqu'à ce que j'aménage une chambre pour toi, tu sera autorisée à séjourner dans ma chambre. N'ayant rien d'autre à ajouter à la mienne, je peux très bien utiliser mes futurs contrats pour tes meubles.

J'ouvrais la porte de ma main libre, lui faisant signe de la tête.

▬ Que dirais-tu de marcher un peu avec moi ? J'aimerais que tu rencontres quelqu'un.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mar 23 Déc - 22:38


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Le livre tomba au sol. Je levais un sourcil. Qu’est-ce qui lui prenait d’avoir un tel comportement en me voyant en robe ? Je sais que c’est frustrant parce que ce n’est pas mon look habituel mais quand même, faut pas pousser, je reste une femme. De 20 ans encore immature mais une femme, mes formes le montre bien ! Il ramassait le livre et me fit un compliment. Je ne pus m’empêcher de rougir. Pour la première fois un homme me faisait un compliment. Je tournais la tête sur le côté, essayant de m’empêcher de sourire. Ca faisait du bien de se sentir … Jolie ? Agréable à regarder ? Elégante ? Enfin femme. C’était la première fois qu’un homme me regardait de cette façon. Habituellement on me voit comme une simple fille. Une simple voleuse. Une adolescente parfois puisque je fais plus jeune. Je ne sais pas pourquoi Leonhard me regardait différemment. Etrangement ça ne me déplaisait pas. Il se présenta d’ailleurs comme le fils du propriétaire du lieu. J’avais touché le gros lot ! Je m’en étais prise à un mec important en fait ! Je me sentais un peu bête sur le coup. Mais je ne pouvais pas savoir non plus ! Je ne montrais pas ma surprise, j’étais douée pour montrer un visage neutre et c’est ce que je faisais, me contentant d’hocher la tête.

Alors que j’étais à la fenêtre, il me proposa un verre de grenadine. Je m’approchais et il le verre, portant ce verre si fin à mes lèvres et gouttais. C’était sucré, comme il le fallait. C’était délicieux. À Westeria on pouvait en trouver dans tous les magasins, même les superettes dans les coins de rues. Je souris, ça me rappelait que j’en buvais beaucoup avec mon amie, avant, quand je vivais encore elle. Quand j’avais encore un chez moi, ou un chez nous. Beaucoup de souvenirs positifs en sommes. Il parlait en me disant qu’il aurait voulu que j’ai une chambre pour moi. Il m’expliqua ensuite le principe des chambres. En soi ce n’était pas une mauvaise idée d’offrir des chambres à des guerriers qui devaient acheter leurs meubles eux-mêmes. C’était comme louer un studio à Westeria quoi, puis tu achètes tes meubles toi-même. Mais ce que je ne trouvais pas logique c’était qu’il n’y avait pas de chambres d’amis. Pour de vrais invités. Est-ce qu’ils n’accueillent personne sur ce territoire ? Je trouvais ça louche mais ne fis aucun commentaire. Ce n’était pas à moi de juger ce système. Même si je continue de penser que c’est un pays d’arriérés.  J’allais séjourner dans sa chambre jusqu’à ce qu’il aménage une chambre pour moi. Que … ?

« Une chambre pour moi ? Mais tu comptes me garder ici combien de temps ? »

Je pense sérieusement qu’il risque de me garder un long moment vu qu’il risque de me faire une chambre. Je trouvais ça louche. Pourquoi est-ce qu’il ne prend tout simplement pas mon numéro de téléphone pour m’appeler une fois qu’il saura quoi me demander en échange ? Après tout je suis sûre que ce vicieux ne fait qu’augmenter ma dette !

« Je parie que ça va augmenter ma dette tout ça. Pourquoi ? »

Non il avait beau m’expliquer je ne comprenais pas. Il n’était pas logique ! Pourquoi ne pas me tuer directement ? Si personne n’accueil personne ici, pourquoi il me garde ici et pas ailleurs ? Genre dans un hôtel ? Je crois qu’il faut que j’arrête de me poser des questions et que je lui demande à lui plutôt. Il ouvrit la porte et me fit signe de le suivre en me proposant une petite balade et il voulait me présenter à quelqu’un. Je m’approchais lentement, regardant mes dagues un moment. Puis je décidais de les laisser là.

« Ferme à clé alors. »

Soit il ferme à clé pour que personne ne me les pique, soit je les prends sur moi. Je sortis et mit encore une fois une certaine distance avec lui. Je marchais en regardant autour de moi. C’était encore plus grand que ce que je pensais. Je le suivais, intriguée.

« Qui vas-tu me présenter ? »

Je ne pouvais que le suivre en fait. Et j’allais bien voir. Dans tous les cas ça n’était pas à sa sœur Catherine puisqu’elle était venue m’interroger hier, quand j’étais encore en prison. Son père ? Ca expliquerait pourquoi il m’a apporté des vêtements aussi élégants. Mais ça n’expliquerait pas pourquoi son père voudrait me voir alors que j’ai blessé son fils. Sa mère peut-être ? D’ailleurs, je me demandais si ça n’était pas ses vêtements à elle. Sur le coup je me demandais bien à quoi elle ressemblait. Elle devait être sacrément jolie pour que Catherine le soit. Sauf si elle ne lui ressemblait pas. On arriva devant une grande porte qu’il ouvrit, elle s’ouvrit lentement. Je vis quelqu’un de dos. Comment je devais réagir ? Qu’est-ce que je devais dire ? Fallait-il que je me présente ? Bizarrement je perdais mes moyens. Je laissais donc Leonhard entrer en premier. J’étais perdue. Mais je ne pouvais pas stresser. Merci le Diable, grâce à ça je peux toujours garder mon sang-froid. Je relevais légèrement mon buste pour avoir le dos droit. Le visage neutre. Au final rester moi-même devrait m’aider. Je ne suis pas si mal-élevée, je devrais m’en sortir. Rester naturel c’est tout ce qu’il y a de plus vrai ! Sauf dans mon cas. Je devais rester polie et souriante. J’espérais juste que cette personne me mettrait vite à l’aise. Qu’elle ou il serait gentil ou gentille. Que ça se passerait bien malgré ma dispute ou mon gros souci avec Leonhard.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 24 Déc - 18:20


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
Feat Lie

 

J'avais ordonné aux gardes de fermer ma chambre à clé, ouvrant la marche dans les grands couloirs du manoir, Lie me suivant en étant ni trop près, ni trop loin. Cette même distance qu'elle gardait depuis que je l'avais fais sortie des cachots. Personnellement je n'y attachais pas autant d'importances que cela, la laissant faire ce qu'elle souhaitait après tout. Habitué à n'avoir personne à mes côtés quand je marche, cela m'aurait perturbé de me balader quelques moments avec une femme à côté de moi. Même si, bien entendu, ce genre de choses je ne le montre pas si facilement. Mon invitée se posait beaucoup de questions sur le « pourquoi elle devait rester » dans ce manoir. J'haussais les épaules, continuant de marcher sans vraiment lui adresser de regard sur le chemin.

▬ Que tu restes dans ce manoir été une des conditions pour la signature de notre contrat. Après tout, si je te laissais t'en aller, qu'est-ce qui me garantis que je te reverrais un jour pour que tu puisses payer ta dette ? Oh, et ne t'inquiète pas : je n'ai pas encore décidé quel prix tu payeras, donc ce n'est pas comme si j'allais prendre en compte l'aménagement de ta chambre en considération ou autre.

Massant ma nuque, je la détendais légèrement en basculant ma tête de droite à gauche, je n'avais pas effectué de bons étirements ce matin, j'avais l'impression d'être rouillé. Une sensation peu agréable je devais l'avouer. Nous arrivions devant une grande porte, celle où ma mère se trouvait. J'avais fais exprès de ne pas répondre à la question de Lie à se sujet, souhaitant ne pas la perturber plus qu'elle ne l'était déjà, ouvrant la porte avant de m'avancer. Je pensais que mon invitée me suivrait mais elle arrivait quelques instants après, dans un rythme plus lent. Pourquoi ? Etait-elle en stress ? Difficile à deviner. Je chauffais ma voix avant de m'adresser à ma mère qui était de dos.

▬ Bonjour Mère, j'ai supposé que vous auriez aimé voir les fruits de ce que vous avez créé.

Je parlais bien entendu de Lie qui était si bien habillée en ce moment, dans cette longue robe élégante qui lui donnait un aspect si noble. Je remarquais que mon invitée restait derrière-moi, comme si elle m'utilisait comme voile pour se séparer de ma mère. Je me décalais exprès en faisant un pas de côté, observant Lie qui restait droite et... Souriante ? C'était la première fois que je la voyais afficher une expression de cette façon, j'avoue que cela ne lui portait pas préjudice, au contraire. Ma mère quand à elle se retournait, faisant les yeux légèrement grands en se levant, se précipitant rapidement sur Lie pour lui prendre les mains et lui sourire. Son visage exprimait une certaine joie mélangée à la surprise.

▬ Quelle charmante jeune fille ! Et moi qui pensais que mon fils n'aurait jamais osé me présenter une si belle demoiselle.

▬ Mère, ce n'est pas ce que vous...

▬ Comment t'appelles-tu très chère ?

Elle m'avait volontairement ignoré, ayant fait exprès de ne pas laisser le temps de m'expliquer afin de ne comprendre les choses comme elle le souhaite. C'était un côté assez naïf mais pas bien méchant de sa part, après tout elle restait un ange au cœur d'or, s'occupant avec soin de tous et toutes. C'est pour cela que je ne pouvais la réprimander, même si je le souhaitais vraiment. Je laissais Lie se présenter tandis que je tournais les talons en repassant par l'entrée, faisant un simple signe de la main aux deux femmes.

▬ Bien je pense que je peux vous laisser ensemble quelques temps, j'ai des exercices à faire. Prenez soin d'elle, Mère.

Je quittais la pièce, mon sabre à la main, prenant la direction des salles d'entraînements pour les membres supérieurs. A présent que j'étais devenu plus fort physiquement, je devais m'imposer plus de conditions pour évoluer comme je le souhaitais. Je retournais auprès de Lie en début d'après-midi...

*** Du côté de Lie ***

La mère de l'enfant qu'elle croyait encore malade soupirait légèrement, ayant espéré que son fils resterait un peu plus longtemps cette fois. Surtout qu'il avait amené une charmante invitée qui ne méritait pas d'être laissée seule. Peut-être était-ce pour cela que Leonhard lui confia Lie, car elle était l'une des rares personnes à pouvoir accéder à cette requête. Elle tournait les talons en s'empressant de se rendre vers la théière qui chauffée, jetant un coup d'oeil à l'invitée du Dragon.

▬ Tu souhaites boire quelque chose en particulier ? Oh et appelles-moi Anna.

Son sourire amicale et son air tendre avait pour but de laisser Lie se détendre, la pauvre elle qui devait vivre pendant quelques temps dans ce manoir, elle devait en avoir besoin !

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Lie Volokine
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 24 Déc - 19:54


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Il disait que finalement il n’allait pas me faire payer l’emménagement de la chambre et qu’il ne me faisait pas confiance. Ce qui est la chose la plus normal au monde après ce que je lui ai fait ! Je lui ai tiré dessus après tout, je l’ai blessé et j’ai tenté en plus de tout ça de me sauver. Sans parler du fait que tout cela était dans l’intérêt de remplir mon estomac et que j’avais choisi d’aller chez lui parce qu’il était riche. Je ne fis aucun commentaire, me contentant de l’écouter. Il ne savait pas combien de temps il allait me garder prisonnière ici. Oui j’avais l’impression d’être en prison, comme s’il avait ma liberté entre ses mains et que je devais forcément le suivre pour la récupérer. Cette façon de voir les choses ne me plaisait pas des masses. Je désirais retrouver ma liberté. Et lui jurer revenir quand il me le dirait servirait à rien. Il ne me croirait pas. Je n’étais pas digne de confiance. Mais aucun homme n’était digne de la mienne !

Il ouvrit la porte et entra. J’entrais donc à la suite en hésitant. Il se décalait sur le côté tandis qu’il me présentait à … sa mère ? C’était une blague ? Je ne comptais pas me marier avec un pervers comme lui, pourquoi me présenter à sa mère !? Je ne dis rien, prenant sur moi. Apparemment il y avait un mal entendu, elle se jeta sur moi en me tenant par les mains. Elle disait qu’elle ne pensait pas que son fils lui présenterait une si jolie fille. Sur le coup le rougis. C’était la journée des compliments aujourd’hui en fait je crois. Je n’osais rien dire, reculant tout simplement ma tête alors que Leonhard essayait d’expliquer la situation : sans résultat. Elle me demandait ensuite mon identité.

« Heu … Je suis Lie. Lie Volokine. »

Elle illuminait de bonne volonté. Elle avait l’air douce, tendre. Heureuse ? Je ne peux pas vous le dire. Mais me voir avait l’air de tellement lui faire plaisir que je ne pouvais m’empêcher garder mon sourire bienveillant à son égard. Un sourire sincère. C’est vrai que Catherine lui ressemblait beaucoup, elle était aussi belle qu’elle. Leonhard disait s’en aller et revenir plus tard. Quel lâcheur ! Je ne pouvais pas lui lancer un regard noir devant sa mère quand même, elle était sympathique et risquait de le prendre pour elle. Je décidais donc de l’ignorer et de m’approcher davantage la femme qui m’avait tourné le dos pour aller près de sa théière. Elle me demandait si j’avais besoin de boire quelque chose. Et voulait que je l’appelle son prénom. Son sourire me mettait à l’aise. Anna était une femme très gentille, du moins c’était une très bonne première impression que j’avais d’elle.

« Donnez-moi ce que vous voulez, je ne suis pas difficile. »

Je trouvais un coin ou m’asseoir sagement tandis qu’elle m’apportait une tasse de thé, en prenant une pour elle aussi. Je l’observais attentivement. Elle avait les traits de son visage plutôt fins. Elle était très raffinée comme femme, très belle. J’aurais aimé être aussi jolie qu’elle. Elle était aussi envoutante que Catherine. Elle portait un kimono blanc avec des détails roses et la ceinture noire qui s’accordait à ses manches en pétales de roses. C’était une femme, une vraie. Pas une fausse comme moi qui ressemble à une femme uniquement grâce à des habits d’une autre. Sur le coup ça me gênais un peu quand même de savoir que c’était ses vêtements que j’avais sur moi. Après faut dire aussi que je n’allais pas rester en serviette toute la journée enfermée dans la chambre de Leonhard. Leonhard qui avait intérêt à vite revenir mais ça c’est une autre histoire.

« Leonhard vous ressemble beaucoup même si Catherine vous ressemble davantage. »

C’était limite lui faire un compliment à ce traître. Traître dans le sens où il m’abandonne avec sa mère. Après je préférais rencontrer sa mère que son père. Bizarrement je savais déjà que j’aurais du mal à discuter avec cet homme. Mais là n’est pas la question. C’est vrai que Leonhard lui ressemblait beaucoup. Mais Catherine encore plus. C’était frappant ! Avec elle, on pouvait être sûr à cent pour cent que c’était sa fille ! Dans tous les cas, ses gamins n’étaient pas moches. En fait ils tiraient leur beauté naturelle chez leur mère. Honnêtement je ne savais pas quoi lui dire. Je ne voulais pas paraître sans conversation, mais qu’est-ce que je pouvais bien dire à cette femme ? Surtout que je ne connaissais pas sa fille que je n’avais que vu et que j’avais blessé son fils. J’avais l’impression d’être dans une impasse. Néanmoins je n’arrêtais pas de sourire. Parce que c’était agréable d’être avec elle. Je pris la tasse de thé encore brûlante et la porta à mes lèvres pour souffler légèrement, histoire que le thé refroidisse. Puis je portais la tasse à mes lèvres pour en boire une gorgée. C’était délicieux. Divin. En fait cette femme avait vraiment tout pour elle ! Elle était bien différente de la mienne. Dans la manière de traiter Leonhard par exemple ! Jamais ma mère n’était contente quand quelqu’un passait me voir ! Encore moins quand c’était mon père. Elle souriait, avait l’air pleine de vie alors que la mienne ressemblait à une sérieuse dépressive de la vie. J’arrivais presque à jalouser Leonhard pour avoir une mère aussi tendre, douce et affectueuse. Elle aimait son fils et on pouvait le voir dans la façon dont elle le regardait. Moi aussi j’aurais aimé que ma mère me regarde de cette façon.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 24 Déc - 21:35


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
Feat Lie

 

Anna hochait positivement à la tête à la réponse de Lie qui avouait ne pas être difficile en terme de boisson. La dame retroussait légèrement ses manches pour sortir deux tasses décorées avant d'y placer le thé chaud, libérant un arôme chaleureux et réconfortant. Anna s'approchait de l'invitée de Leonhard en lui présentant la tasse de thé, s'installant ensuite sur le siège en face de la demoiselle habillée de noir. Il fallait remarquer les petites étoiles naissant dans le regard de la Dyonisienne lorsqu'elle observait l'une de ses tenues portée par une charmante jeune fille, lui rappelant elle plusieurs années en arrière. Humant le chaud arôme, la dame buvait une légère gorgée avant d'entendre la remarque de Lie à son égard, la faisant sourire en hochant positivement la tête, contente qu'elle ait remarquée cela et qu'elle ait déjà rencontrée sa fille.

▬ Oh tu as donc déjà vu Catherine ! Comment vas-t-elle ? Cela va faire quelques jours à présent qu'elle n'est venue me rendre visite. C'est vrai qu'elle me ressemble et je me sens fier d'être la mère d'une telle enfant.

Elle marqua une légère pause en baissant lentement les yeux, resserrant ses doigts sur la tasse de thé. Elle émettait un léger soupire faisant disparaître ce sourire illuminé qu'elle a l'habitude de porter. On pouvait facilement lire le doute dans son regard, traduisant une certaine quiétude.

▬ En réalité je suis plutôt inquiète pour Leonhard... Même s'il ne le montre pas, il ressemble plus à son père qu'à moi-même. Bien que je sois sa mère, il ne parle pas beaucoup de lui et garde certaines blessures du passé uniquement pour lui. J'ai peur que même au sein de sa propre famille il se sente comme un loup solitaire...

Elle reprenait une gorgée de ce délicieux thé, redressant son regard pour sourire à lie, appuyant sur la sympathie et la franchise de ses mots.

▬ Mais ne t'inquiètes pas, même s'il peut paraître froid à certains moments je suis sûr que c'est une personne sur qui on peut compter. Bien qu'il soit encore malade...

Revenir à ce sujet était bien douloureux, elle n'en rajoutait pas bien qu'elle n'hésiterait pas à faire part de ce large problème qu'était la maladie de naissance de Leonhard. Surtout à Lie qui semblait être une femme totalement à part de Dyonisis, et qui donc était probablement l'une des plus qualifiée pour lui venir en aide là où beaucoup de personnes n'ont pas hésité à l'abandonner. Anna changea bien vite de sujet en s'intéressant à cette invitée qui était la sienne désormais.

▬ Parlons un peu plus toi ! De quel continent viens-tu ? Quel âge tu as ? Est-ce que tu voyages ?

Elle posait beaucoup de questions à un rythme très soutenu, curieuse de l'identité de cette jeune fille qui fit irruption dans le manoir en tant que voleuse et qui était désormais sous la garde de son fils le lendemain. Une telle fille doit être étudiée, surtout par une mère responsable !


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 24 Déc - 22:19


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Une fois le prénom de sa fille sortie de ma bouche, j’avais l’impression de voir son visage s’illuminé brusquement. Comme si elle était heureuse qu’on lui parle d’elle. C’était mignon à voir. Jamais ma mère à moi n’avait fait ce type de visage quand on parlait de moi. Je le sais. On me l’aurait dit. Elle disait être contente pour ma rencontre avec elle, me demandait des nouvelles en me disant qu’elle n’était pas venue depuis quelques jours et qu’elle était fière de sa fille. J’ai envie de dire : y’a de quoi ! Jusqu’à aujourd’hui c’était la seule femme en armure que j’avais vu. C’était une battante, une femme forte, respectable. Du moins c’est l’image que j’avais gardé d’elle. Même avec les prisonniers elle restait douce, gentille, calme. Du moins c’est comme ça qu’elle était avec moi. Même si j’aurais préféré la rencontrer dans un meilleur endroit, j’étais heureuse d’avoir pu rencontrer la sœur de Leonhard.

« Elle avait l’air d’aller bien. Par contre on dirait qu’entre elle et Leonhard c’est … Tendu. Enfin de ce que j’ai pu voir. »

Je me souviens encore de ce regard froid qu’elle lui lançait. Elle avait juste prononcé son prénom. N’avait demandé aucune nouvelle concernant son frère. Et elle était partie. Néanmoins Anna soupira, son visage souriant disparu pour laisser place à un visage inquiétant. Elle s’inquiétait pour son enfant, quoi de plus normal ? Enfin pas pour moi, mais pour Leonhard. Elle parlait du fait qu’il soit … seul. Un loup solitaire. Qu’il gardait tout pour lui. Qu’il ne partageait pas grand-chose avec sa mère. Je bu une nouvelle gorgée du thé qu’elle venait de me servir dans une tasse magnifique. Je levais un sourcil. Je ne voyais pas Leonhard ainsi à vrai dire. Pour moi, du moins à mes yeux, c’était quelqu’un de sociale, qui était bien entouré et qui n’avait pas de soucis dans la vie. Faut croire que je me trompais. Voir cette femme s’inquiéter pour son fils ne me fit rien. Ce genre d’empathie je n’en suis pas capable alors je me contentais de continuer à lui sourire. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ? Je ne connaissais pas son fils pour savoir si oui ou non il se sentait vraiment seul, s’il souffrait. S’il n’en parle pas à sa mère, ce n’est sûrement pas à moi qu’il va en parler. Nous ne sommes pas assez proches pour ça. La femme sourit à nouveau, me parlant d’un Leonhard malade. Elle disait aussi que c’était quelqu’un de sûr. Comme je l’ai déjà dit : Je ne le connais pas assez pour le juger sur ce point.

J’avoue que sa maladie attirait ma curiosité alors qu’elle essayait de vite changer de sujet. Elle me posait des questions sur moi. Comme si elle voulait m’analyser pour savoir si je pouvais être une bonne épouse pour son fils ou non. Sachant que je n’ai aucune vue sur cet homme et aucun autre.

« Je viens de Westeria, j’ai 20 ans maintenant. Et oui je voyage beaucoup. Le monde est mon foyer ! »

Je lui dis cela en souriant alors qu’elle devait bien comprendre qu’en fait je n’ai pas de toit. N’est-ce pas malheureux à dire ? C’est comme si son fils avait fait une bonne action en accueillant une pauvre fille dehors. Je secouais légèrement la tête pour me faire sortir cette idée. Non je ne devais pas raisonner ainsi. Parce que ce n’était pas comme ça que ça s’était passé. Brusquement je me demandais s’il m’avait pris sous son aile par pitié. Est-ce qu’il oserait ? Cette idée ne me plaisait pas. Pas du tout.

« Veuillez excuser ma curiosité, mais quelle maladie a votre fils ? Est-ce grave ? »

La curiosité est un vilain défaut je ne pouvais pas m’en défaire. C’était un point sur lequel je n’allais pas insister si elle ne voulait pas en parler. Mais elle avait commencé plus haut et j’aimerais bien qu’elle développe. Non pas que son fils m’intéresse, mais plutôt la maladie. Cette chose qui inquiétait cette femme. Je me suis toujours sentie proche des femmes que des hommes que je ne supporte pas. Même si je viens à peine de la rencontrer, je commençais déjà à me faire du souci pour elle. Même si ce n’était pas ma mère.

« Bien sûr, si vous ne voulez pas en parler je peux comprendre. Après tout ça serait plutôt à lui de m’en parler que vous. »

Manipulation ? Non, je pensais vraiment ce que je disais. Même si je savais que cet idiot de Leonhard ne m’en parlerait pas. Je portais à nouveau la tasse de thé à mes lèvres pour boire une gorgée. L’atmosphère dans cette pièce avait changé. Tout comme le comportement de cette femme quand elle me parlait de son fils. Ce n’était pas une ambiance pesante. Juste … Différente. Plus sérieuse. C’est comme si on parlait entre adultes, entre femmes. Plus je parlais à Anna et plus je l’appréciais. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que c’était quelqu’un de bien et passer du temps avec ne faisait que confirmer mes idées à son sujet. En fait cette femme était un ange tombée accidentellement du ciel. Dommage que ma propre mère ne soit pas ainsi. Dommage que je n’ai jamais eu une vision comme cela de ma mère. Leonhard avait dû passer de très bons moments à ses côtés à regarder les étoiles, à rire, à manger et faire le fou. À mes yeux il n’avait pas à se plaindre de sa mère et tout de l’amour qu’elle lui avait apporté.


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Leonhard Tempels
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 24 Déc - 23:45


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
Feat Lie

 

Je soupirais, marchant en solitaire dans ces longs couloirs vides, comme à mon habitude. Avec une poche de glace sur l'arcade en plus. Ainsi donc c'était ça, les entraînements supérieurs... Je fus surpris au départ, m'attendant à quelque chose d'un peu moins dur et accessible, mais ce n'était pas destiné à l'élite pour rien. Heureusement que j'ai pu me rattraper au niveau des exercices et des matchs d'entraînements, sinon j'aurais été le sujet de nombreux ragots, encore. Parfois, quand je quitte une pièce, j'entends encore les chuchotements de certains. Leurs mots n'atteignent pas mes oreilles, mais mon nom prononcé par ces vipères oui. Le plus énervant c'est quand on ne sait pas de quoi les gens peuvent bien parler de vous, mais ils le font. Et savoir ça est une des choses les plus irritantes que j'ai eu à rencontrer... M'enfin, ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude de ce genre de choses, j'ai déjà passé ça depuis longtemps.

Je m'arrêtais devant une vitre qui reflétait mon visage, retirant la poche remplie de glaçons pour apercevoir la légère entaille laissée par le coup violent d'une épée d'entraînement. J'aurais dû voir venir un tel coup venant de certains n'appréciant pas le fait que moi, l'enfant qui était malade, puisse rejoindre les entraînements supérieurs. Ce que je ne m'y attendais pas par contre c'est qu'ils profitent du fait de m'avoir balancer du sable dans les yeux pour ensuite me frapper sans que je ne puisse me défendre. Si je ne respectais pas les codes de notre ordre, je pense que je les aurais déjà massacré depuis longtemps, mais je ne suis pas comme ça. Qu'ils rigolent encore, tant qu'ils le peuvent. Je n'ai plus aucune trace de cette maudite maladie, ce qu'il me reste à présent c'est uniquement le désir d'avancer, et ce n'est pas des insectes comme eux qui pourront s'accrocher à ma jambe lorsque je continuerais de monter.

Je reçus une tape sur l'épaule de façon soudaine, me retournant pour remarquer que ce n'était rien d'autre qu'Adam qui passait par là, tout souriant comme d'habitude. Décidément je ne saurais dire quand est-ce qu'il cessera d'avoir une tête d'enfant celui-là.

▬ Hey Leon, je t'ai pas vu à l'entraînement ce matin ! T'étais où ? Me dis pas que t'étais encore avec cette fille... , me soupçonnait-il en bougeant ses doigts comme pour montrer que j'avais caresser quelque chose.

▬ Non Adam, aujourd'hui je suis allé pour la première fois aux entraînement supérieurs, répondais-je en soupirant.

▬ Et je suppose qu'ils t'ont fait cette jolie marque sur ta tête en guise de cadeaux de bienvenue..

Je remarquais son regard changé, une expression que j'avais rarement vu venant de sa part. De la colère, pas une colère froide, mais bouillant au plus profond de ces yeux. Je soupirais en plaquant la poche de glace sur son front, tapotant sur sa tête avec.

▬ Arrêtes Adam, ça ne sert à rien. Je peux me débrouiller seul, je ne suis pas ce que les gens pensent. Bon, j'ai une bouche à nourrir avant qu'elle ne tente de me tirer encore une fois dessus. A plus tard.

Remettant les glaçons contre ma plaie, je le laissais en me dirigeant vers les cuisines afin d'y récupérer un plateau pour Lie. Le début d'après-midi arrivant à grands pas, il faudra bien qu'elle satisfait sa faim. Je n'aimerais pas découvrir une partie hystérique cachée chez les femmes qu'elles ne montrent que lorsqu'elles ont faim. Approchant de la chambre de ma mère, j'entendais les bribes de conversation. Plaquant mon oreille contre la porte, je n'arrivais pas à entendre clairement. Je soupirais, déçus de ne pas pouvoir entendre quoique ce soit. Qui sait, j'aurais pu apprendre quelque chose sur mon invitée, quelque chose qui était toujours bonne à prendre. Bref, j'entrais dans la pièce.

▬ C'est l'heure de manger, Mère, Lie.

Je m'approchais d'un pas tranquille, déposant le plateau où il y avait assez de nourritures pour eux deux, avant de m'installer sur un siège à l'écart. Je cachais du mieux que je le pouvais cette vilaine marque sur mon arcade, utilisant mes cheveux comme un voile. Ce n'était pas de la gêne puisque je n'étais pas réputé pour ne pas être blessé, c'était juste pour éviter une conversation inutile. Je regardais les deux demoiselles, restant neutre, coude contre le fauteuil et poing contre la joue.

▬ Alors ? Vous vous ne vous êtes pas trop ennuyées ?


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 11 Jan - 20:05


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Quand je parlais des tensions entre Leonhard et Catherine, son visage s’assombrit brusquement. Comment dire … Elle baissait la tête, ayant désormais un sourire triste aux lèvres, observant la tasse de son thé alors qu’elle était assise près de moi. Je venais de toucher un point sensible faut croire. Et elle n’avait pas l’air de m’en vouloir. Elle ne réagit pas de suite, je pus enchaîner mes questions et elle ne disait toujours rien. Peut-être qu’elle ne voulait pas m’en parler ? Anna finit par relever la tête pour me regarder en souriant. Elle serrait sa tasse de thé dans ses mains et, après une bonne gorgée qui avait dû lui brûler la gorge, elle finit par me dire que c’était une longue histoire. Néanmoins elle avait décidé de me la raconter. Sur le coup je me demandais pourquoi. Pourquoi parler de quelque chose qui vous fait de la peine à une fille que l’on vient à peine de rencontrer ? Parce que Leonhard m’avait présenté à elle et qu’elle pensait que j’étais sa belle-fille désormais ? Je n’espérais pas. Finir avec son fils qui était un macho né ? Jamais. Je détestais les hommes. Et les filles ne m’intéressent pas non plus. L’amour ça n’existe pas. C’est du bidon ! Tout ça pour décrire un sentiment qui n’existe pas !

Elle me parlait tout d’abord de Catherine. Apparemment c’est la sœur jumelle de Leonhard. Et qu’au début ils étaient inséparables. Puis, quand ils avaient découvert la maladie de Leonhard, elle dû prendre sa place. Et ce fut elle qui subit tous les entraînements à la place de Leonhard pour devenir une guerrière. Apparemment cette pratique dans ce clan était rare mais ça arrivait si l’homme n’arrivait pas à avoir un fils ou un fils en bonne santé. Néanmoins elle continuait de passer voir Anna, évitant son jumeau. Et elle ne savait pas pourquoi Catherine agissait ainsi avec Leonhard. Anna avait tenté de se renseigner, mais la guerrière avait refusé de répondre à sa mère. Je bu une nouvelle gorgée de mon thé sucré alors que je continuais de l’écouter parler. Ça devait faire longtemps qu’elle désirait en parler à quelqu’un, histoire de vider son sac et d’aller mieux. Elle était triste et surtout très inquiète pour ses enfants. C’était une mère admirable. Elle finit par me parler de la maladie de Leonhard. Apparemment c’était une maladie qu’ils n’avaient pas réussi à guérir. Et qui allait le tuer car elle puisait sa force dans celle de Leonhard. Il était donc physiquement plus faible. Tombait souvent dans les pommes et était la honte de son père. Quel sentiment que je peux comprendre ! J’étais celle de ma mère après tout.

Puis, son sourire se fit plus radieux. C’est comme s’il y avait des fleurs autour d’elle. Elle me dit que, depuis qu’il est petit, Leonhard s’entraînait toujours. Qu’il voulait être plus fort. Qu’il voulait montrer qui il était. Qu’il ne se laissait pas abattre face à une maladie. Et qu’elle était fière de son fils car il avait pu rejoindre les rangs de sa sœur. En s’entraînant tout seul. Qu’il avait réussi à montrer aux autres que, malgré la maladie, il n’était pas minable comme tout le monde pensait. Et que désormais, il était un héros. Lors d’une grosse mission, il aurait sauvé tous ses coéquipiers quitte à donner sa propre vie. Qu’il s’en était sortie vivant mais avec beaucoup de blessures, qu’il avait mis du temps avant de pouvoir se battre à nouveau. J’avais l’impression de rencontrer une nouvelle face de Leonhard. Qu’on me parlait de quelqu’un d’autre que lui. C’était une si belle histoire et si triste à la fois. Une histoire qui donne la petite larme aux yeux. Quand on a un cœur bien sûr. Leonhard s’était donc battu toute sa vie pour en arriver-là. C’était un battant. Je lui dis qu’elle pouvait, effectivement être fière de ses enfants en souriant. Elle me remercia sincèrement. Avec un sourire si magnifique que même ceux des anges passaient pour des sourires ingrats.

Brusquement la porte s’ouvrit. Avec un Leonhard qui arriva accompagné d’un plateau repas en main. Il posa le repas sur la table puis allait à son tour s’asseoir plus loin. Et il nous demandait si on ne s’était pas trop ennuyées. Sa mère lui sourit et lui répondit que l’on avait beaucoup discuté entre filles et que c’était très agréable. Me concernant je ne dis rien. Puis on mangea, rapidement. Mais proprement, quand même, je n’avais pas envie de passer pour une fille de mauvaise famille et ce même si je n’en ai plus ! Une fois repue, je me mis debout, les remerciant pour le repas au passage.

« Puisque je risque de passer un long moment ici, tu pourrais me faire visiter ? Parce qu’il y a peu de chance que je reste enfermée dans ta résidence. Et ça serait bête que je me perde, n’est-ce pas ? »

Anna approuva l’idée, toute contente que je puisse passer du temps seule à seul avec son fils. Qu’est-ce qu’elle espérait sérieusement ? Je répondis à sa remarque par un sourire, je n’osais pas la contredire. Elle verrait bien un jour que Leonhard et moi ne sommes pas fait pour être ensemble. Sachant que l’on ne se connaît pas vraiment en plus ! Je me dirigeais près de la porte que j’ouvris, attendant que Leonhard décide de me suivre. Sinon je risquais de visiter seule. Je n’aime pas que l’on m’enferme dans une pièce. Là encore, j’avais trop de mauvais souvenirs en tête qui me revenaient. Des gardes gardaient la porte, je ne pouvais pas sortir. Je soupirais, haussant un sourcil. J’aurais dû prendre mes dagues pour les égorger comme les porcs qu’ils sont !


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 11 Jan - 22:02


 

 
« Qu'est-ce qui fut réellement volé ?  »

 
Feat Lie

 

Bien entendu, Lie ne répondait pas à ma question, visiblement bien trop attirée par la nourriture que j'avais apporté sur un plateau d'argent. J'étais toutefois surpris de la réponse de ma mère, m'affirmant qu'elle avait trouvait cela agréable de discuter entre fille avec notre invitée originale. Une pensée ironique et amusante me vint : « Elle, une fille ? » c'était bien entendu une remarque qui aurait été trop déplacée et aurait pu amener à une nouvelle dispute. Ce que j'aimerais éviter de réaliser en face de ma mère. Après tout elle semblait apprécier Lie, c'est sûrement qu'il y a une facette en elle qui doit être plus agréable et douce que celle qu'elle m'a montrée hier soir. Ou bien que ma mère se fait de fausses idées, c'est aussi une possibilité. Mais plutôt que de douter de ma génitrice, je restais attentif à la manière dont mon invitée consommait la nourriture face à ma mère. Elle mangeait assez rapidement, certes, mais de façon à sembler plus maniérée, ou du moins en ne montrant pas qu'elle n'en possède pas. Chercher-t-elle à cacher certaines parties de sa personnalité à ma mère ? Amusant, très amusant.

Riant légèrement dans mon coin, j'observais Lie qui se levait en prenant l'initiative de demander à lui faire visiter un minimum les lieux. Surpris, j'haussais légèrement les sourcils en redressant mon visage, ne le laissant plus se reposer contre mon poing fermé. Restant assez neutre, j'haussais les épaules avant de me lever à mon tour, croisant les bras.

▬ Pourquoi pas, après tout il est vrai que ce manoir est si grand qu'on peut facilement se perdre sans le remarquer. Passez une bonne après-midi Mère.

Faisant un léger signe de salutation en baissant la tête, j'ouvrais les portes afin d'en sortir, accompagné de mon invitée qui, à son habitude, gardait la même distance qu'avec moi. Serait-ce parce que je suis un homme et elle une femme ? Qu'elle soupçonne un certain machisme démesuré en moi ? Ou bien est-ce autre chose ?... Difficile de se placer dans l'esprit d'une femme qui ne vient pas d'ici. Bien que je reconnaisse la noirceur du désespoir que j'avais aperçu dans ses yeux lorsque j'avais tenté de l'approcher hier, elle avait un ton bien différent de ce que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Il n'est pas rare que des femmes désespérée viennent aux portes des Dragons pour réclamer nos services, malheureusement la plupart du temps ces femmes n'ont que leurs corps à vendre et donc leurs progénitures avec. C'est ainsi que les Dragons gonflent leurs rangs : les enfants des membres de l'ordre intègrent automatiquement ce dernier. Prêt à vivre un destin semblable au mien, quoique le mien un peu différent des autres, mais ça c'est une autre histoire. J'en étais au désespoir féminin. Ce regard qu'elles nous adressent, nous les hommes, avec une haine mélangée à la peur... Cela devient attristant à mes yeux. J'ai une once de pitié pour ces pauvres créatures qui, utilisées, manipulées et jetées, arrivent jusqu'à nous et soient capable de vendre leur chair pour assouvir leur haine.

Mais le regard de Lie était différent, ce n'était pas une simple haine mixée à de la peur, cela allait au-delà. On aurait dit un rejet pur et simple de son esprit, comme si une bombe explosait à l'intérieur de son cerveau. C'est l'une des choses qui attisent ma curiosité à son égard : qui a pu bien placer une telle bombe en elle ? Impossible de savoir sans qu'elle n'en parle d'elle-même... Ce qui me semble assez compromis vu qu'elle n'a pas l'air de grandement m'apprécier. Pourtant je ne pense pas avoir fait d'actes trop indésirables... Je veux dire, j'ai tenté de la cacher aux Dragons, je l'ai fait sortir des cachots et donc lui éviter l'exécution, je lui laisse ma chambre pendant quelques jours le temps que je puisse lui en aménager une... Mise à part le moment où j'ai été forcé de l’assommer pour la contrôler, je ne comprends réellement pas qu'est-ce qui créé autant de distance. La psychologie féminine sans doute... Je ne demande pas à devenir son confident ou avoir une relation de ce genre, je suis juste curieux de l'extérieur de ces murs. Et lorsque j'ai enfin l'occasion de rencontrer une perle rare, j'ai l'impression que petit à petit elle m'échappe... C'est vraiment frustrant.

Enfin, je pense et pense encore mais je n'avais pas remarqué que nous étions déjà face à une grande porte. Je la poussais lentement afin d'éviter de faire un trop grand bruit et l'ouvrir à Lie.

▬ Bienvenue à la bibliothèque des Dragons : celle qui renferme près d'un siècle de livres à propos de Dyonisis.

En entrant à l'intérieur, je sentais le vent se faire discret et l'air devenir plus chaud tellement la bibliothèque, bien qu'excessivement grande, était également excessivement remplie d'étagères et piles de livres en tout genre. Médecine, géographie, histoire, mathématiques, logistiques, écologiques etc Il y avait tout pour satisfaire la curiosité des recrues de notre ordre. Ainsi que celle des chercheurs d'Albion et de ceux qui viennent d'un autre continent.

▬ Nombreux sont ceux qui voyagent jusqu'à nos portes pour enrichir leurs connaissances avec la notre. Bien entendu, le prix à payer est qu'ils doivent aussi partager la leur, équivalente à celle qu'ils recherchent. Il me semble que les Westeriens viennent souvent pour comprendre comment Dyonisis reste connu pour être le continent le plus avancé militairement parlant.

Je ne parle bien entendu pas des Aldébariennes qui sont nos ennemies depuis toujours et qu'elles n'auront jamais accès à cette bibliothèque sans pénétrer les frontières de Dyonisis et passer sur le corps des Dragons. Ce qui est, avouons-le, une mission impossible à réaliser. Alors que nous traversions une allée entre deux longues étagères, je passais mes doigts sur le dos de nombreux livres d'un côté avant de me retourner vers Lie.

▬ Je ne sais pas si la lecture est ton point fort mais tu peux toujours essayer de trouver de quoi te tenir occupée si tu n'as rien à faire. Tu peux également apporter certains de ces livres dans la chambre, je demanderais aux notaires de les récupérer quand bon te semblera.

Je m'arrêtais face à un livre avec une couverture différente des autres, d'une bleu azur semblable à celui du ciel la nuit. Je souriais avant de saisir le bouquin et de me tourner vers Lie, une expression plus chaleureuse et humaine que j'ai pu présenter jusqu'à maintenant. Comme si je m'adressais à Catherine lorsque nous étions enfants et que nous passions nos journées à lire des livres ensemble.

▬ Dis-moi Lie, tu aimes les histoires ?


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Lun 19 Jan - 22:34


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Leonhard parut étonné quand je lui demandais de me faire visiter les lieux. Normal. Il devait avoir peur que je tente de me sauver. Ou il trouvait louche le fait que je comptais rester ici ? Mais qui lui disait que je voulais vraiment rester ici ? Disons que je faisais un peu la comédie, histoire de montrer que je veux bien finalement m’intégrer ici alors que non. Ce n’est pas mon pays. Pas ma culture. Trop de différences que je ne me sens pas prête à accepter. C’est … Tout simplement trop pour moi. Nous sommes bien trop différents Leonhard et moi pour que l’on puisse bien s’entendre un jour. Nous ne pourrons jamais parler amicalement à l’autre. Car je ne comptais pas rester là. En vérité je voulais justement visiter pour trouver un endroit par lequel je peux me sauver plus tard, peut-être en pleine nuit. Pour l’instant il avait une garantie de ma présence : mes dagues sont dans sa chambre. Donc je ne peux pas me sauver sans. Et encore moins dans cette tenue ! Je ne peux pas courir avec une robe aussi longue ! C’était plus désagréable qu’autre chose pour se déplacer ça !

Perdue dans mes pensées, loin de Leonhard, je pensais à tout cela. J’observais en même temps autour de moi, le paysage rempli … d’hommes. Tss ! Ils ne peuvent pas faire autres choses ? On dirait qu’on me surveille trop ici ! Je devrais me tenir à carreaux quelques jours puis me sauver ensuite. S’il voit que finalement je reste ici en laissant mes dagues dans sa chambre, il ne pourra plus me soupçonner de vouloir me sauver. Même si Leonhard n’est pas dupe, les gardes devraient moins faire attention à moi déjà. Et ce que je devais faire. Si je me débarrassais d’eux, avec Leonhard c’était tranquille avec son entraînement ! Puis concernant Anna … Je risquais de lui mentir même si l’idée ne me plaisait pas. Néanmoins je n’aurais aucun regret ou remord. Merci Diable de mes deux, pour une fois que tu sers à quelque chose ! Je devais faire vite. Je ne pourrais pas tenir ici une semaine. 7 jours. C’est tout simplement trop pour moi. Ou alors je vais commettre un meurtre ici en tuant une garde, histoire de me défouler. Mais j’avais la sérieuse impression que j’allais perdre la tête là ! Je n’aimais pas cet endroit. Ni ce Leonhard. Ni aucun autre homme d’ailleurs.

On finit par arriver devant une grande porte que Leonhard ouvrit. Il me présenta le lieu comme une bibliothèque. Merci je le savais déjà hein ! J’avançais lentement, en le suivant. Il m’expliquait que beaucoup de pays venaient ici pour échanger des informations avec son pays. Et que Westeria faisait bien entendu partie de ces pays. Que mon pays cherchait comment le pays de l’autre abruti pouvait être aussi fort militairement. Moi je sais : en embauchant des machos sur pattes !

Je devais penser à autre chose. Je le suivis donc alors qu’il me présentait donc la bibliothèque. Il me demandait si la lecture était mon point fort, auquel cas je risquais d’être servie ici ! Je pouvais aussi emporter des bouquins dans sa chambre pour les lire tranquillement, si je n’ai pas envie de sortir par exemple. Ça se voit qu’il ne me connaît pas …

Il passait ses doigts pour caresser le dos des bouquins puis en prit brusquement un en main en se tournant à moi. Automatiquement je reculais, l’observant de façon étonnée. Alors que lui me souriait comme un enfant qui est content de s’être fait un ami. Puis me demandait si j’aimais les histoires. Avec son visage d’enfant encore … Je me repris en main, secouant légèrement la tête puis j’observais le bouquin qui était entre les mains de cet homme.

« Oui, assez. On s’évade, on pense à autre chose, on oublie alors oui. »

Je ne lisais pas de manière générale. Je n’ai pas le temps. Ni l’envie. Mais j’aimais que l’on me raconte des histoires. Que l’on me conte la vie de quelqu’un. Que l’on invente un monde imaginaire, quelque chose de faux. Que l’on parle des sentiments des personnages avec des détails poignants. Même si je ne peux pas faire d’empathie. Je m’assis sur la chaise à côté de moi, en face d’une table vide. En fait, la bibliothèque en elle-même était vide. Leonhard aura beau essayer de me parler bouquin, je ne fais pas confiance à un homme. Et rester seule avec un homme dans une même pièce ne me convient pas. Je sentis des frissons désagréables sur tout le long de mon corps. Néanmoins, pour la première fois avec Leonhard, je décidais de faire un effort. Pour mon intérêt bien sûr, faut bien qu’il me laisse un peu tranquille si je veux me sauver. Oui c’est égoïste, manipulateur. Mais lui c’est un tyran à me forcer à rester ici ! De plus, je ne voulais pas mourir ou finir ma vie en prison. Donc je devais me tenir à carreau. Il avait de la chance que son père soit haut placé quand même.

« Je ne lis pas. Souvent on me raconte les histoires, je préfère. »

Qu’il me prenne pour une enfant s’il le veut. Je m’en fiche. J’essayais de mon côté de me détendre en me disant qu’il n’allait rien tenter. Mais comment faire confiance à un homme, sérieusement ? Je n’y arrivais pas. C’était au-dessus de mes forces. C’était trop demandé. Les hommes sont tout simplement violents, lâches, hypocrites et horribles. Et à mes yeux aucun homme ne fait exception à la règle. Point !

À ce moment-là, je ne me rendais pas compte que j’avais un sérieux traumatisme. Car c’était tout simplement normal pour moi de rejeter les hommes.

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Mer 21 Jan - 11:52


 

 
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S’évader, oublier … Drôle de manière d’apprécier une histoire. Enfin, ça c’était comme je le voyais là à présent, peut-être que je n’ai pas le même plaisir à lire les livres qu’elle. Pour moi lire c’est reposant, cela relâche la tension accumulée après plusieurs d’entraînements dans la journée, cela détend l’esprit. C’est une manière de se ressourcer et de garder un bon moral pour le lendemain. Ce qui est intéressant dans les livres c’est que tous sont différents et qu’il est agréable de changer de sujets tous les trois-quatre soirs, terminant une histoire pour en passer à une autre ou bien commencer à lire des détails techniques sur le monde au-delà de la ville d’Albion. Néanmoins, quand je voyais Lie partager le pourquoi elle appréciait les histoires, c’était comme si dans le fond de sa voix, dans l’ombre de ses mots j’y retrouvais une pincette du désespoir que j’avais pu lire dans son regard la dernière fois. Elle cherchait à fuir quelque chose, quelque chose qui semblait la dépasser tout comme cela ne me concernait qu’à moitié. Pourquoi à moitié ? Parce qu’elle transforme ce désespoir en peur et en rejet, ces deux sentiments dirigés directement sur les hommes et donc sur moi.

Après s’être assise sur une chaise, elle ajoutait qu’elle préférait qu’on lui raconte les histoires, plutôt que de les lires. C’était un détail assez intéressant, tout comme les enfants elle appréciait qu’une voix donne vie à ses contes. Je ne crois pas me souvenir que ma mère ait fait une telle chose, probablement parce que je n’étais plus un enfant lorsque je l’ai rencontré. M’enfin, je suis sûr qu’elle aurait appréciée le faire, après tout c’était dans son caractère assez simple mais agréable. C’était une bonne mère, mais personne ne peut combattre la maladie incurable et meurtrière que possède son enfant, du moins… Sans l’intervention d’un pacte. Balayant ces pensées, je posais le livre sur la table vide en regardant Lie, le sourire d’enfant disparaissant pour être plus neutre.

▬ A t’entendre on dirait que ta vie n’est qu’éternelle fuite. Que cherches-tu pour fuir quoi ? Tu es un puits de mystère.

Je disais cela sans une once d’hésitation, parlant de façon franche et calme. Après tout je ne disais que la vérité, du moins celle que j’avais trouvée. Elle pouvait ne pas l’apprécier, mais le fait est que c’est ainsi que je la vois et que quiconque avec un minimum de jugement et d’écoute la verra. Je soupirais en passant ma main dans mes cheveux, les remettant un peu plus droit avant de croiser les bras et de poser mon dos contre une étagère de livres, la fixant directement, sans détour.

▬ Je ne t’ai pas encore dis ce que tu devras faire pour remplir le contrat, n’est-ce pas ? Alors ne perdons pas plus de temps et contentons-nous de cela : je te laisserais partir de ce manoir si tu parviens à me vaincre.

Gardant les bras croisés, j’haussais légèrement les sourcils avant de passer ma main sur mon menton, répétant les mots dans ma tête afin de trouver la faille dans ce que je venais de dire. Ah, bien sûr, elle ne savait pas se battre. C’est sûr que cela va être très difficile de me battre si elle n’a aucune compétence dans le domaine du combat. Je réfléchissais un instant avant qu’une idée ne me saute aux yeux, rendant le tout un peu plus intéressant, du moins à mes yeux.

▬ Hmm… Je te propose cependant ceci : tu as la possibilité de t’entraîner autant que tu le souhaites tout comme tu as le droit de me défier à un nombre illimité. Cependant, la date limite pour que tu réussisse est d’une semaine, sans quoi tu devras tenter ta chance lorsque une autre occasion se présentera… Qu’en dis-tu ?

Bien entendu il sera difficile pour elle de refuser en argumentant de façon efficace. Après tout je la logé, la nourrissais, lui donnait la possibilité de s’entraîner contre moi pour qu’elle puisse me battre et obtenir les clés de sa liberté. Sans quoi elle me doit la vie, également, même si je pense qu’elle ne souhaite pas le voir ainsi. Pourquoi lui proposais-je de façon si soudaine un but à réaliser ? Parce que c’est plus intéressant de cette manière, et que je pense pouvoir assister à de nombreuses choses ainsi. Commençons par sa réaction…



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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui fut réellement volé ? [Pv Léon]   Dim 1 Mar - 22:44


Qu'est-ce qui fut réellement volé ?Leonhard Tempels & Lie Volokine


Il changea. Brusquement. Comme quelqu’un de bipolaire. Il perdit ce sourire qui le rendait si enfantin. Et le tout brusquement. Ma réponse ne lui plaisait pas ? Alors je faisais un effort pour ne pas l’envoyer boulet ? Alors que j’avais – pour une fois – répondu de manière sincère à sa question. Mais c’est quoi le souci de ce mec ? Je l’observais surprise quand il me dit « mes quatre vérités ». Je fuyais quelque chose. Et il me demandait ce que c’était. J’étais un « puits de mystères ». Ah bon ? C’est ce à quoi j’inspire ? Je le regardais sans vraiment comprendre pourquoi il me disait cela brusquement. Il passait du coq à l’âne ce gars ! Et comment je dois réagir moi à ça déjà ? Ça ne me fait aucun mal. Aucun cœur brisé. Après tout je n’en ai pas. Mais ce n’était pas un compliment non plus. Mais il y a une chose qui me tracasse …

« En quoi ce que je fuis te regarde ? Je peux savoir qui tu es pour me juger ainsi ? Tu ne me connais pas que je sache. Ni ma personnalité, ni mon passé n’est connu de qui que ce soit. Donc pourquoi veux-tu savoir ? »

Je posais mes mains sur la table, me mit droite sur ma chaise. Je parlais calmement. Je ne voulais pas m’énerver. Pas que l’envie de lui en foutre une ne soit pas là, loin de là. Juste que c’est la première fois que quelqu’un a l’audace de me juger ainsi et de me dire ce qu’elle pense de moi. Première fois que c’est un homme surtout. Après tout je n’en côtoie aucun. Aucun. Aucun.

Je me relevais tandis qu’il s’adossait de son côté. Je restais toujours calme. J’étais sérieuse et surtout, je continuais de le fixer avec mes yeux dorés. C’était la première fois qu’un homme osait s’intéresser à moi en me posant ce genre de question. Je ne comprenais pas pourquoi. Il voulait sérieusement faire ami-ami avec moi ? Ne comprenait-il pas qu’il n’avait aucune chance avec moi ? Je suis seule. J’ai toujours été seule. Et cela me convient très bien comme cela. Du moins c’est ce que je me fais croire. Oui je sais qu’en vérité je me berce tout simplement d’illusions et que cette pseudo « paix intérieure » n’est devenu qu’un immense vide dans mon cœur. Mais j’accepte de vivre ainsi. Je préfère cela à toutes mes souffrances. Même si cela change celle que je suis. Je m’en fiche. J’assume mes choix. J’ai décidé d’être comme ça. Sans cœur. Marginale. De tout rejeter. De ne plus rien aimer et surtout de ne m’attacher à rien. Après tout, les gens finissent toujours par se sauver. Comme les chats. C’est pour ça que je les déteste.

Il me parlait du contrat. Il voulait que je le batte à un combat. Il disait que je pouvais m’entraîner tous les jours, que je pouvais le défier un nombre infini. Mais que j’avais qu’une semaine pour réussir. Je baissais la tête, ne pouvant m’empêcher de pouffer de rire. C’est vrai. Ce mec a un projet derrière la tête et je ne sais pas ce que c’est. Mais si je sais une chose c’est qu’il se fout de ma gueule.

« Qu’est-ce cela va t’apporter ? »

Nous vivons dans un monde d’intérêts. Chacun vit pour servir ses propres intérêts, chacun vit pour son propre bonheur et ce en utilisant et manipulant les autres. Nous vivons dans un monde d’égoïstes après tout. Et les plus faibles trinquent. Je secouais légèrement la tête. J’allais être sa marionnette. Son jouet. J’allais l’amuser. Il allait jouer avec moi. Mes réactions. Ma façon de combattre. Je relevais la tête, gardant mon mauvais sourire sur les lèvres.

« Qu’est-ce que t’as derrière la tête Leonhard ? Dis le moi, histoire que je sache pourquoi je serais un pantin entre tes mains. »

Oui je lui disais ce que j’en pensais de son plan bidon. Surtout que j’étais obligée d’accepter. Après tout sans lui je serais morte. Je ne peux pas dire que ça ne serait pas plus mal. Idiot d’inconnu. Je serais les poings sur la table quand son visage souriant me revint brusquement durant une fraction de seconde. Juste pour lui je devais vivre. Et j’allais servir de pantin. Je perdis mon sourire et relevais la tête pour l’observer. Je m’approchais lentement de lui pour me planter à quelques centimètres de ce macho. Oui c’était dur pour moi moralement mais j’avais envie de lui tenir tête. Et de loin ça ne fait pas vraiment sérieux. Je fronçais les sourcils, restais droite. Oui j’étais sérieuse.

« Très bien. Mais si je ne réussis pas, tue-moi. »

Oui j’impose des conditions même si je suis la plus mal dans l’affaire. Et pourquoi est-ce qu’il me tuerait ? Parce que poussé par mon instinct de survie, il y a de grande chance que je pousse mes limites pour survivre. Je me lançais un défi. Et s’il arrivait vraiment à me tuer, dans ce cas je ne serais tout simplement pas digne de mon soleil. Et je brûlerais en Enfer pour toujours. Ce qui n’est pas si mauvais que ça. Suite à ça je me dirigeais dans une allée de l’immense bibliothèque, cherchant un titre prenant qui me pousserait à lire.

« On commence l’entraînement demain matin 8h. Sois prêt. »

C’était limite un ordre. Mais c’était une façon de montrer que j’avais de la volonté. Et ça c’est quelque chose de très important quand on veut s’améliorer. Quand on veut évoluer. Surtout quand on veut se sauver en fait. Ce qui était mon cas.

Au final les seuls qui resteront seront ceux qui auront eu la plus forte volonté de vivre.


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